Un pas de plus pour la «Move Over Law» à Québec

L’idée d’instaurer une loi du «Move Over» fait son chemin. Avant même le dépôt de la pétition qui a été signée plus de 8 300 fois jusqu’à présent, le ministre des Transports du Québec, Pierre Moreau, devrait proposer cette semaine des amendements afin d’instaurer les principes de la «Move Over Law» dans le Code de la sécurité routière (CSR).

 

Lors de la séance du 8 mai dernier à l’Assemblée nationale, Pierre Moreau a déposé le principe de projet de loi 57, projet qui vise notamment à modifier l’encadrement de l’utilisation des cinémomètres photographiques. Le ministre devrait déposer des amendements au projet de loi 57 cette semaine et y inclure les principes de la «Move Over Law».

 

La mise en place de mesures supplémentaires dans le CSR fait faire un pas de géant à la cause du paramédic Patrick Dufresne, qui milite depuis plusieurs mois pour l’instauration de la «Move Over Law» au Québec. «Il y a une petite porte qui s’est ouverte pour réviser le CSR avec les photos radars et ça nous a beaucoup aidés. C’est un bon avancement. Ça prouve que le ministre veut instaurer la Loi», dit Patrick Dufresne, qui est à l’origine de la pétition déposée en mars dernier sur le site Web de l’Assemblée nationale par le député du PQ dans Chambly, Bertrand St-Arnaud.

 

Si certains états américains et canadiens n’incluent que les policiers, les pompiers et les ambulanciers dans la «Move Over Law», Patrick Dufresne, lui, souhaite inclure tous les travailleurs de la route, dont les véhicules sont équipés de gyrophares, dans la nouvelle législation.

 

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Au moment d’écrire ces lignes, plus de 8 300 Québécois avaient signé la pétition demandant au gouvernement d’instaurer la loi du «Move over». Un tel règlement obligerait les automobilistes à changer de voie ou à réduire leur vitesse lorsqu’ils croisent un véhicule d’urgence immobilisé sur l’accotement. Cette mesure a pour objectif de minimiser les risques de collision.

 

«C’est au-dessus de toute attente. La pétition n’est pas encore déposée et le gouvernement débute déjà les travaux», indique l’ambulancier, visiblement heureux au bout du fil. Ce dernier poursuit toutefois les efforts de mobilisation puisque la pétition viendra renforcer les autres étapes jusqu’à l’acceptation finale du projet de loi.

 

Patrick Dufresne note qu’il a reçu des appuis importants au cours des dernières semaines, dont celui d’Urgence-Santé, de l’Association professionnelle des paramédics du Québec et de la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie.

 

Les citoyens ont jusqu’au 28 mai prochain pour signer la pétition. Elle sera déposée dans les jours suivants par le député St-Arnaud à l’Assemblée nationale.

 

Un nom français?
Étienne-Alexis Boucher, député dans Johnson, a aussi récemment demandé à ce que le terme «Move Over Law» soit francisé. «Dans le domaine, on parle de corridor de sécurité. J’en discute présentement avec M. St-Arnaud. Il y a beaucoup de pression pour franciser. On a utilisé le terme anglophone pour montrer ce qui se fait ailleurs», explique Patrick Dufresne.

 

Ambulancier depuis huit ans, Patrick Dufresne a été témoin plus d’une fois de situations dangereuses. En 2005, sur l’autoroute 30, à proximité de la montée des Promenades à Saint-Bruno, le paramédic transportait un patient en transfert lorsqu’un policier de la Sûreté du Québec a été happé par un poids lourd en bordure de l’autoroute peu avant son passage.

 

Après ces événements, Patrick Dufresne a commencé à s’intéresser à ce que faisait l’Ontario avec sa «Move over law». Les événements du 1er décembre dernier qui ont mené à la mort de Vincent Roy ont ravivé son esprit. «C’est le bon moment pour lancer la pétition. C’est illogique que l’on ne l’ait pas ici», disait-il, en avril dernier, en entrevue à GranbyExpress.com.

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