CSS du Val-des-Cerfs: un budget solide malgré les restrictions budgétaires

BUDGET. Le Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs (CSSVDC) a fait part d’un budget équilibré de 325 M$ pour l’année financière 2025-2026, soit environ 10 M$ de plus que le dernier exercice, notamment dû à une hausse de clientèle de 300 élèves.

Il faut dire qu’il y avait un autre éléphant dans la pièce: les restrictions budgétaires annoncées durant l’été.

“Le scénario a évolué tout au long de l’été. Les coupures avaient été annoncées en juin, puis le réinvestissement en juillet. […] Au total, on parle de 3 M$ [en restrictions budgétaires] sur l’ensemble, si on se reporte sur les données de l’année dernière, a fait savoir le directeur général (DG) du CSS du Val-des-Cerfs, Carl Morissette. […] En bref, l’impact est beaucoup moins grand que ce qu’on anticipait.”

Ce qui est touché dans cette somme de 3 M$, qui équivaut à près de 1 % de l’exercice financier, concerne des postes qui n’ont pas été reconduits, soit ceux de gestion, de conseillance pédagogique (accompagnement et soutien aux enseignants et éducateurs).

“Il y a des décisions qui vont se prendre dans les écoles par la suite sur certaines dépenses qui étaient faites dans les années antérieures et qui ne seront plus faites. Il y a une marge de manœuvre qui est donnée aux établissements scolaires, a expliqué M. Morissette. On leur donne un budget avec des objectifs à respecter et c’est à eux de prendre des décisions. Chose certaine, on ne veut pas toucher aux services aux élèves.”

Bien ficelé

Autre chose à noter dans ce budget: une hausse globale identique pour les revenus et les dépenses de 3,1 %.

Du côté des revenus, l’augmentation de ceux-ci provient principalement des allocations ministérielles ainsi que de la taxe scolaire, dont cette dernière découle de la hausse des valeurs foncières et du nombre de nouvelles propriétés sur le territoire.

En effet, les revenus de la taxe scolaire ont grimpé de 11,9 %. Le taux provincial uniformisé (en d’autres mots, le taux de taxe scolaire) a été fixé à 0,08423 $ pour chaque tranche de 100 $ d’évaluation. Un chiffre qui est légèrement en baisse par rapport à 2024-2025 (0,09152 $) et qui servira à compenser partiellement l’augmentation des évaluations foncières, dont seuls les premiers 25 000 $ de la valeur d’une propriété sont exemptés.

Par exemple, pour une maison évaluée à environ 350 000 $ l’an dernier et cette année, le contribuable verra son compte de taxe scolaire diminuer de près de 26 $.

Des priorités différentes

Puis, pour la hausse des dépenses, cela s’explique par les activités d’enseignement et de formation, incluant les hausses salariales et la légère croissance de la clientèle.

Finalement, pour ce qui est des projets prévus au cours des prochains mois, aucun d’envergure n’est planifié. “On a construit cinq écoles primaires dans les dernières années. Là, on va être dans une phase d’entretien et de consolidation, mais on a encore de bons montants pour entretenir nos bâtiments, a déclaré M. Morissette. Les besoins sont grands de ce côté. […] Dans le 325 M$, il y a une partie pour l’entretien des bâtiments [plus de 39 M$].”