Des procédures de reconstruction déjà entamées
AVICULTURE. Victime d’un incendie ayant ravagé un de ses poulaillers plus tôt cette semaine, la ferme avicole Benoît Fontaine à Notre-Dame-de-Stanbridge semble déjà avoir tourné la page sur cet évènement. En effet, l’établissement a déjà entamé les procédures pour la reconstruction de la bâtisse dans les prochains mois.
Un texte de Thierry Simard
Quelques jours après les évènements, la cause même de l’incendie est toujours inconnue, même si l’endroit où il a débuté l’est. Toutefois, le propriétaire de la ferme, Benoît Fontaine, a son hypothèse. « On sait que le feu a débuté vers le centre du bâtiment et qu’il serait relié à une possible rupture d’un tube radiant qui permet de réchauffer le bâtiment. Toutefois, les dégâts sont assez importants et il sera difficile d’être sûr à 100 % de la cause. »
À Atlanta, dans le cadre de l’exposition internationale de la volaille, Benoît Fontaine a appris la nouvelle le matin même. « C’est sûr que ce n’était pas un bon moment pour tout le monde. J’ai donc pris le premier vol vers Montréal à 13 h et je suis arrivé en fin d’après-midi à la ferme pour constater les dégâts. »
Au bout du compte, les dégâts et la perte du bâtiment se chiffrent à trois millions de dollars pour la compagnie, qui a perdu lors de l’évènement un nombre de 60 000 poussins âgés de onze jours destinés à la chaine de restauration rapide Poulet Rouge. La perte de ce poulailler est également symbolique, car il s’agissait d’un des plus anciens de l’entreprise. « Ce poulailler était là depuis 1984, et il était à l’époque de sa construction le plus gros au Canada », explique M. Fontaine.
Des pertes qui seront assurées
Malgré la destruction d’un deuxième poulailler en moins de deux ans à cause d’un incendie, Benoît Fontaine reste confiant sur le futur et ne craint pas pour sa production. « On est assuré sur le bâtiment, sur les animaux et sur les pertes de revenus pour les six prochains mois par nos assurances. » De plus, celui-ci affirme que les démarches avec la municipalité et les architectes sont déjà en cours et que la construction devrait avoir lieu dans les prochains mois, pour une durée estimée à une cinquantaine de jours. « Mis à part la charpente qui est en acier, la structure principale est faite de bois donc ça ne sera pas très long » explique M. Fontaine.
Pour ce qui est des nouveaux poussins qui devaient prendre refuge dans l’ancienne bâtisse incendiée, il est prévu qu’ils soient directement transférés dans un établissement de Nutrinor au Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Arrivé dans l’industrie de la volaille en 1999, Benoît Fontaine agit présentement comme président des éleveurs de volailles et de dindons du Québec. Celui-ci a également été président des producteurs de poulet du Canada de 2016 à 2022. L’installation de Notre-Dame-de-Stanbridge est à présent la plus grosse du genre dans la province et une des plus importantes au Canada.
