La commission scolaire Val-des-Cerfs coupe son déficit des deux tiers

ÉDUCATION. Le plan d’optimisation élaboré par la Commission scolaire du Val-des-Cerfs en vue d’un retour graduel à l’équilibre budgétaire commence à porter fruit. La CSVDC a en effet réussi à réduire son déficit de façon importante avec la mise en place de nouvelles pratiques.

Même si le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MÉES) l’autorisait à encaisser un déficit de 2,6 M$, Val-des-Cerfs a réussi à limiter les dégâts pour finalement terminer son exercice financier 2015-2016 avec un manque à gagner de 821 091 $.

«Le déficit réel de fonctionnement s’élève à 386 000 $ et le déficit réel d’investissement à 434 000 $», résume la directrice des ressources financières, Nathalie Paré.

L’année précédente, la CSVDC avait réalisé un déficit de 2,6 M$ alors que déficit autorisé par le MÉES était de 5,4 M$.

«La volonté du conseil des commissaires était claire: nous devions redresser notre situation financier sans toucher aux services aux élèves et nous y sommes parvenus grâce au travail concerté de l’ensemble des gestionnaires et des employés de la commission scolaire. En dépit d’un contexte budgétaire difficile, nous avons également réussi à maintenir notre progression au niveau de la réussite éducative de nos élèves», indique le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin.

Plan d’optimisation

Les dirigeants de la CSVDC attribue cette «belle réussite» à la mise en place d’un plan d’optimisation rigoureux, mais réaliste, qui a pris effet en 2015-2016 (première année) et demeurera en vigueur jusqu’en 2017-2018 (troisième et dernière année).

«Le plan d’optimisation nous force à nous remettre en question et à réévaluer nos pratiques de gestion et de fonctionnement sur la base des objectifs que nous nous sommes fixés. De façon simple, il s’agit de livrer la marchandise (une éducation de qualité) avec les ressources dont on dispose sans générer de déficit», explique le directeur général par intérim, Éric Racine.

Val-des-Cerfs a déjà fait plusieurs pas dans la bonne direction et n’entend pas s’arrêter là.

«L’atteinte de l’équilibre budgétaire n’est pas une fin en soi, mais un commencement. Nous devrons sans cesse continuer à nous améliorer afin de pouvoir saisir toutes les opportunités qui pourraient se présenter», poursuit M. Racine.

Exemples d’amélioration

Pour mieux comprendre comment la CSVDC s’y est prise pour parvenir à ses fins, il n’y a rien de tel que des exemples concrets. En voici cinq parmi d’autres:

. 1 Organisation scolaire: la CSVDC a réussi à diminuer le nombre de groupes d’élèves (une classe de 26 au lieu de deux classes de 13) en repoussant la date limite pour la formation des groupes.

. 2 Directions d’écoles: la CSVDC a adapté son ratio directeur/élèves sur la moyenne régionale et provinciale. Le nouveau ratio est d’un directeur pour 302 élèves (au lieu de 274) au primaire et d’un directeur pour 325 étudiants (au lieu de 295) au secondaire. Pas plus de deux écoles par équipe de direction même si le ratio n’est pas toujours respecté (dans le cas des petites écoles primaires par exemple).

. 3 Optimisation des mauvaises créances: la CSVDC relance les mauvais payeurs de façon plus soutenue (jusqu’à trois fois l’an au lieu d’une seule fois par année). On part du principe qu’il est plus facile d’acquitter plusieurs petites factures qu’une seule facture beaucoup plus grosse.

. 4 Achats de groupe: la CSVDC a obtenu des gains substantiels – et a permis aux parents d’en faire autant – en privilégiant les achats de groupe sur le territoire de la commission scolaire et avec d’autres organisations. Un exercice exigeant qui requiert une bonne planification.

. 5 Surveillance du midi: la CSVDC a été la dernière commission scolaire à facturer les parents pour la surveillance sur l’heure du dîner (principe de l’utilisateur-payeur). L’implantation du nouveau tarif s’est faite sur une période de trois ans.

 

Évolution du déficit à Val-des-Cerfs

Année financière   Déficit autorisé     Déficit réel

. 2014-2015              5,4 M$                     2,6 M$

. 2015-2016              2,6 M$                     821 000 $

. 2016-2017              zéro                         inconnu