La Haute-Yamaska et Brome-Missisquoi aux antipodes

BILAN. Malgré un progrès significatif de 5,5 % de son revenu disponible par habitant en 2024, s’établissant à un total de 38 047 $, l’Estrie reste légèrement à la traîne derrière la moyenne québécoise (38 426 $), selon des données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Au niveau régional, la MRC de la Haute-Yamaska affiche un bilan mitigé, tandis que Brome-Missisquoi connaît une croissance fulgurante.

Tout d’abord, qu’est-ce que le revenu disponible par habitant? Il s’agit en fait du montant moyen qui reste à la disposition des particuliers dans une région donnée après déduction des impôts et cotisations. Il représente l’argent réel que chaque personne peut utiliser.

Pour le calculer, on additionne l’ensemble des revenus des résidents d’un territoire, puis on soustrait les impôts, les cotisations et les autres transferts versés aux administrations publiques. Le résultat est ensuite divisé par le nombre total d’habitants.

Peu reluisant

Avec 5,2 % de plus par rapport à 2023, la Haute-Yamaska figure parmi les MRC où la progression a été la plus faible en un an, même si elle se situe tout juste devant la moyenne provinciale (4,9 %).

Le reste de son portrait n’est guère mieux. Son revenu disponible par habitant est en-dessous de ceux de l’Estrie et du Québec avec 37 581 $.

La Haute-Yamaska peut toutefois se consoler. Elle conserve son quatrième rang parmi les MRC de la région, mais voit le Val-Saint-François accroître légèrement son avance (37 829 $). Un seul dollar séparait les deux territoires en 2023.

Le contraire pour son voisin

De son côté, Brome-Missisquoi brille dans tous les aspects. Figurant en deuxième position, la MRC se rapproche de la tête du classement, occupée par Memphrémagog.

Brome-Missisquoi a enregistré un bond de 7,3 % de son revenu disponible par habitant, qui atteint désormais 44 263 $. Il s’agit de l’une des plus fortes progressions au Québec.

À l’inverse, Memphrémagog a connu l’une des plus faibles hausses (4,6 %) et n’est maintenant qu’à 48 $ devant la région de Brome-Missisquoi.

L’écart entre les deux MRC était pourtant de 1 148 $ en 2023.

Selon l’ISQ, les hausses observées à travers la province sont dues à trois facteurs: une progression plus rapide de la rémunération des salariés, la croissance marquée du revenu net de location et de celui de la propriété.

“Toutefois, l’augmentation des transferts versés par les particuliers aux administrations publiques, lesquels comprennent entre autres les impôts payés et les cotisations aux régimes d’assurance sociale, a partiellement atténué la croissance du revenu disponible”, a souligné l’institution.