Le Projet éolien Monnoir prend du retard

Le Projet éolien Monnoir, dont la mise en fonction était prévue en décembre 2027, est retardé en raison, notamment, du retrait de Saint-Césaire. Des discussions sont en cours avec Hydro-Québec afin de déterminer à quel moment il sera possible de livrer le contrat de 100 mégawatts à Sainte-Brigide-d’Iberville et Sainte-Angèle-de-Monnoir.

La mise en service du parc de 15 à 20 éoliennes, porté par la Coopérative régionale d’électricité de Saint-Jean-Baptiste de Rouville et Boralex, était prévue le 1er décembre 2027.

« C’est impossible que l’on entre en fonction à cette date. Il va y avoir du retard, ça peut être en 2029, 2030, quelque chose comme ça. Ce sont des dates hypothétiques qui restent à discuter », mentionne la cheffe de projet chez Boralex, Laurance Gauthier.

Mme Gauthier était accompagnée du directeur du Projet éolien Monnoir pour la Coopérative régionale d’électricité Saint-Jean-Baptiste de Rouville, Jean-François Chénier, au Centre municipal de Sainte-Brigide-d’Iberville, le 27 juillet. Ils rencontraient les citoyens qui se posaient des questions sur le projet.

Il s’agissait de la dernière des six rencontres réparties dans les deux municipalités toujours impliquées dans le projet (Sainte-Angèle-de-Monnoir et Sainte-Brigide-d’Iberville) depuis la fin du mois de mai.

Processus

Selon Mme Gauthier, le projet est dans le processus environnemental à l’heure actuelle. Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a envoyé une troisième série de questions il y a quelques mois, et le Projet éolien Monnoir formule ses réponses.

Ensuite, il devrait recevoir l’avis de recevabilité, dans lequel le MELCCFP déclare le projet recevable. Puis, l’examen du projet par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) aura lieu.

En plus de ce processus, le projet éolien attend l’autorisation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Ainsi, on ignore quand la construction, initialement prévue cette année, débutera.

« -On continue nos discussions avec Hydro-Québec pour voir à quel moment on va être capable de livrer [le Projet éolien Monnoir] », déclare Mme Gauthier.

Retrait de -Saint-Césaire

La Ville de Saint-Césaire a adopté, au courant de l’hiver, un règlement qui restreint tout projet éolien sur son territoire. « Ça a été un bon casse-tête. Dans les derniers mois, on a beaucoup travaillé là-dessus avec la MRC [de Rouville] et Saint-Césaire pour essayer de comprendre s’il y avait un terrain d’entente », souligne la cheffe de projets chez Boralex.

Le Projet éolien Monnoir a été bousculé par ce changement. Il retient finalement 15 positions d’éoliennes sur les territoires de Sainte-Brigide-d’Iberville et de Sainte-Angèle-de-Monnoir.

Lors de son annonce en 2022, l’investissement lié à ce projet qui permettrait d’alimenter près de 15 000 foyers était évalué à 200 M$.