Parc industriel à Stanbridge Station : Un projet qui avance de plus en plus

AFFAIRES. Pour la première fois approuvé lors de la réunion des maires de la MRC de Brome-Missisquoi en septembre dernier, le projet visant la création d’un parc industriel calcaire à Stanbridge Station semble progresser. À la suite d’une modification du plan d’aménagement lors de la dernière séance, celui-ci sera de nouveau évalué par le ministère des Affaires municipales avec l’espoir de passer à la prochaine étape.

Un texte de Thierry Simard

La modification en question consiste en l’ajout d’une route qui permettra par la suite un meilleur accès au site. Débutant près du chemin de la carrière et de l’entreprise spécialisée en extraction de calcaire, Graymont, la route se poursuivra alors jusqu’à traverser le lot prévu pour l’installation du parc industriel.

Possédé par Graymont ainsi que par la compagnie Pavage Maska spécialisée dans l’asphalte, le terrain total réservé à la mise en place du parc pourrait atteindre une superficie de 35 hectares. Lorsqu’approuvé, l’étendue de terre pourra servir à l’implantation de nouvelles entreprises spécialisées dans la deuxième transformation du calcaire, et ce, sur le territoire de Stanbridge Station.

De nombreuses retombées possibles

Pour le maire de la municipalité Gilles Rioux, ce projet pourra avoir plusieurs retombées sur le milieu, qu’ils soient économiques ou démographiques. « Bien sûr qu’on souhaite créer des revenus avec ce projet et augmenter la valeur foncière de la municipalité. Toutefois la venue de nouvelles entreprises va permettre la création de nouveaux emplois et l’on espère une hausse démographique. »

Pas encore à la ligne d’arrivée

Toutefois, avant de pouvoir procéder à des négociations avec de futurs promoteurs, Stanbridge Station devra poursuivre les négociations avec plusieurs instances. « Après la séance du 10 février dernier, on a fait parvenir le plan modifié au ministère des Affaires municipales. Ceux-ci ont alors 40 jours avant de nous envoyer leur réponse. Si accepté, il faudra ensuite faire parvenir le plan à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) qui l’examinera à son tour », explique Gilles Rioux.

Pour ce dernier, cette deuxième étape pourrait s’avérer assez longue, car l’étendue de terre visée est considérée comme un territoire agricole. « C’est assez rare que le CPTAQ approuve du premier coup. Il va falloir les convaincre qu’il n’y a pas d’autres parcelles avoisinantes qui pourraient être disponibles pour ce projet et ça pourrait prendre pas mal de temps » selon M. Rioux.

Même s’il ne faut pas crier victoire trop vite, le maire de Stanbridge Station continuera de se battre pour la réalisation du parc. « C’est un dossier de longue haleine. Ça fait des années que je travaille là-dessus et je ne vais pas le laisser tomber. »