Timide progression pour le Parc national de la Yamaska
TOURISME. Pendant que l’achalandage dans les parcs nationaux de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) augmente de quelques points de pourcentage à travers le Québec, celui de la Yamaska connaît l’une des hausses les plus faibles (+1 %), selon des chiffres fournis par la société d’État.
Les trois autres parcs nationaux situés en Estrie, soit Frontenac (+4 %), Mont-Orford (+3 %) et Mont-Mégantic (+2 %) font meilleure figure entre 2024-2025 et 2025-2026.
Ces données couvrent la période du 1er avril 2025 au 31 mars 2026.
À l’échelle provinciale, la Sépaq a enregistré un bond de 2,6 % des jours de visite par rapport à 2024-2025, ce qui représente un total de 10,3 millions de jours de visite.
De ce nombre, 376 236 ont été recensés au Parc national de la Yamaska, soit 4 883 de plus que l’année précédente.
Cette croissance peut paraître décevante à première vue, mais la Sépaq juge toutefois qu’elle représente plutôt une « excellente nouvelle ».
« Cela signifie que les visiteurs apprécient le parc national notamment pour son offre d’activités nautiques, son réseau de pistes cyclables, la qualité de ses installations et du travail de ses employés. […] 2025-2026 a été une bonne année », indique le conseiller principal aux relations publiques à la Sépaq, Simon Boivin.
Situations particulières
Malgré son pourcentage plus élevé, Mont-Mégantic a une augmentation moins prononcée en termes de jours de visite (+4 806) que celui de la Yamaska pour s’établir à 199 940.
Le même phénomène s’observe entre les parcs nationaux de Frontenac et du Mont-Orford. Ce dernier a comptabilisé 25 907 jours de visite supplémentaires, portant son total à 997 178), loin devant celui qui occupe le premier rang (+6 179), bon pour 161 926 jours de visite.
Le porte-parole de la Sépaq précise que « plusieurs facteurs doivent être pris en compte » pour « apprécier la performance » d’un établissement entre deux années. Parmi ceux-ci, l’achalandage, des situations particulières, l’accessibilité de l’offre et des événements météo.
« La simple comparaison entre les pourcentages de croissance d’achalandage entre des parcs nationaux offre un portrait incomplet », explique Simon Boivin.
Faits saillants
La Sépaq fait part de deux constats importants pour sa saison 2025-2026. Tout d’abord, beaucoup de gens se sont rués vers le site Web des parcs à l’ouverture des réservations (novembre 2025) pour le camping et les unités de prêts-à-camper de l’été 2026.
« Il s’agit de gens qui ont déjà en tête ce qu’ils veulent et souhaitent s’y prendre tôt pour améliorer les chances de mettre la main sur ce qu’ils espèrent précisément comme séjour. Même si les journées d’ouverture des réservations attirent beaucoup de gens, il y a ensuite bon an mal an environ 80 % à 85 % de l’offre toujours disponible pour les mois suivants. L’idée que tout est plein des mois à l’avance a la vie dure, même si dans les faits, il reste de la disponibilité », affirme le conseiller principal aux relations publiques à la Sépaq.
Le deuxième élément observé est une tendance un peu plus marquée envers la réservation de dernière minute.
« Certaines personnes ont plus de souplesse quant aux destinations, au type de produit ou à la date de visite attendent davantage avant de réserver, souvent pour s’assurer d’une météo favorable pendant leur séjour », note-t-il.
L’organisation juge vivre un « bon été » en termes d’achalandage à l’heure actuelle. « Nous sommes à toute fin pratique au même endroit que l’été dernier, avec une légère avance », conclut M. Boivin.
