Un déjeuner couru à l’APHPBM
COMMUNAUTÉ. L’Association des personnes handicapées physiques de Brome-Missisquoi (APHPBM) tenait un déjeuner-causerie à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées. L’organisme en a aussi profité pour dévoiler que la mairesse de Cowansville et nouvelle préfète de la MRC, Sylvie Beauregard, agira à titre de présidente d’honneur de la prochaine campagne de l’APHPBM.
Pour Mme Beauregard, il était tout naturel d’accepter l’invitation de l’organisme. Elle succède à l’ancien préfet, et maire de Farnham, Patrick Melchior.
«Ça fait plusieurs années que je suis assez prêt de l’Association, a-t-elle déclaré. Les besoins sont grands. Ça me fait plaisir d’accepter cette présidence-là pour les prochaines années.»
La directrice de l’APHPBM, Diane Therrien, souligne que les élus de la région ont à cœur les besoins des personnes handicapées et la cause plus générale de l’accessibilité.
«On a un comité à l’APH d’accessibilité que Frances Champigny chapeaute, a-t-elle indiqué. Quand on fait le tour de Brome-Missisquoi à la rencontre des élus, il y a vraiment de l’ouverture et un bel accueil. Personne n’est contre, ils sont même favorables.»
Mme Therrien poursuit en disant que leur campagne est en une de “sensibilisation, on veut vraiment faire ressortir et remercier encore plus les lieux qui se sont donné le souci, avec ou sans aide financière, de se rendre accessibles. L’accessibilité, c’est la sécurité.”
ISOLEMENT
La directrice de l’APHPBM a relaté que l’hiver peut être difficile pour les personnes à mobilité réduite, qui se retrouvent souvent isolées à la maison.
«Avec la saison hivernale qui arrive, pour nos membres, ça peut être un signe de confinement, a soutenu Mme Therrien. Il y a des gens qui sont venus ici aujourd’hui parce qu’il n’y a pas encore beaucoup de neige, mais il y en a beaucoup qui déjà vivent de l’isolement en raison de la saison.»
«Il y a des gens qui vivent ça chaque hiver, a-t-elle ajouté. Parfois, il y a des personnes handicapées qui sont entourées, mais il y en a d’autres qui n’ont pas de familles. C’est la vraie solitude pendant l’hiver. L’isolement fait aussi en sorte que certains perdent leurs acquis. Au printemps, ils doivent un peu repartir à zéro.»
Mme Therrien a aussi fait remarquer que les solutions sont parfois complexes à trouver pour régler cette problématique.
«Il y a des projets pilotes qui se font en transport adapté, a-t-elle noté. Pour la sécurité, à Cowansville, il y a le secours adapté avec les pompiers, c’est très bien. À l’APH, on a des réseaux de téléphone. On les appelle. Ce n’est pas rare qu’on fasse des courses pour eux.»
