Un problème de vandalisme qui dure

COMMUNAUTÉ. Depuis plusieurs semaines, le centre d’action bénévole (CAB) de Farnham est victime d’une série de vandalismes. Il est maintenant fréquent que les membres de l’organisme trouvent les conteneurs de dons ouverts de force, avec une multitude d’objets qui jonchent le sol, une situation qui exaspère la directrice générale, Jennyfer Jacques.

Un texte de Thierry Simard

Même si le vandalisme n’est pas quelque chose de nouveau pour l’organisme, il est de plus en plus fréquent selon Mme Jacques. « Lorsqu’on était à nos anciens locaux, la situation était meilleure, car on était face à une rue donc il était difficile pour un cambrioleur de se cacher. Maintenant, avec nos nouveaux locaux, ils sont à l’abri des regards, ce qui explique en partie la situation. »

Selon la directrice générale, le ou les cambrioleurs ont pour habitude de venir le dimanche soir ou en pleine nuit avec plusieurs outils leur permettant de forcer les cadenas des différents conteneurs. Par la suite, les individus prennent des sacs de dons non triés, avant de les ouvrir pour prendre des objets et laisser le reste par terre. Face à cette problématique, le CAB de Farnham a mis en place des efforts afin de réduire le vandalisme, installant notamment un garage de toile au-dessus des conteneurs et des protections de métal au niveau des cadenas. Toutefois, malgré ces démarches, la situation ne semble pas s’améliorer. « En plus des dons, il est arrivé à plusieurs reprises que des poutres du garage de toile soient volées. Là maintenant on a changé les boulons pour qu’ils soient plus difficiles à enlever, mais avant c’était un vrai problème. On en a perdu plusieurs et leur absence a affaibli la toile, qui s’est trouée. » Mme Jacques conclut en précisant que le CAB de Farnham n’est pas le seul à être victime de vandalisme, la situation étant similaire du côté de Bedford et de Bromont notamment.

Une perte de matériel conséquente

En plus de perdre une grande quantité de dons de la population à cause des nombreux cambriolages, le CAB de Farnham doit également faire un trait sur les objets retrouvés sur le sol. « Malheureusement, les objets que l’on retrouve par terre sont souvent invendables, car l’humidité et l’environnement les endommagent. On se retrouve à la fin à devoir jeter encore plus de choses, ce qui nous fait perdre de l’argent, car ce sont souvent des articles que l’on peut vendre à la friperie », explique Jennyfer Jacques.

Pour l’organisme, cette perte de revenus s’est ressentie énormément, alors que le CAB de Farnham a enregistré des pertes de 50 000 $ par rapport à 2024. Pour Mme Jacques, la situation ne peut plus durer encore longtemps et appelle à un plus grand respect. « La population doit comprendre qui si la friperie n’est plus rentable, il va falloir envisager de la fermer totalement. Bien sûr, il s’agit de notre dernière option, mais c’est quelque chose qui pourrait être envisagé si on continue à perdre de l’argent et du matériel. »

Des démarches qui n’avancent pas

Malgré un dossier déjà bien rempli auprès des forces policières, aucune enquête n’a été entamée par manque de preuves, une situation qui décourage la directrice générale du CAB. « On a plusieurs caméras de surveillance et j’ai de très bonnes prises de vue d’un des voleurs qui vient régulièrement. Toutefois, la police ne fait rien, car elle a absolument besoin du nom de la personne et de son adresse pour poursuivre ses démarches, c’est un peu ridicule. »

Des dons non pertinents

En plus des nombreux objets non récupérables et volés à cause du vandalisme, le CAB de Farnham est également aux prises avec un problème de dons non pertinents, ou plus communément appelé don sauvage. En effet, le centre se retrouve en possession de plusieurs objets non pertinents comme des pneus et des meubles en plus de ceux qui sont endommagés. « Il faudrait aussi que certaines personnes comprennent que nous ne sommes pas un écocentre. Les bénévoles et moi sommes par la suite obligés d’aller porter ces choses-là à l’écocentre le plus proche, qui est à Cowansville. C’est une perte d’argent, d’essence et surtout de temps pour nous tous et c’est vraiment dommage » conclut Jennyfer Jacques.