Une Farnhamienne au marathon d’Athènes
MARATHON. Marylène Ostiguy, native de Farnham, est passionnée par la course à pied. Le 9 novembre dernier, celle-ci a réussi son plus grand objectif en carrière : compléter le marathon d’Athènes.
Un texte de Thierry Simard
Présentement comptable, Marylène Ostiguy pratique la course à pied depuis plusieurs années. « Au début je faisais ça pour le plaisir, mais maintenant je cours vraiment tous les jours. Ça m’aide à apprendre comment contrôler mon corps et pour améliorer ma concentration mentale, surtout avant une journée de travail », explique-t-elle. Elle a toutefois eu l’idée de courir un marathon après sa première course de cinq kilomètres. « À l’époque, j’étais vraiment fière de moi, mais feu Sébastien Denis n’arrêtait pas de me dire qu’il y avait plus dur à faire comme un marathon par exemple. Je me suis dit alors que j’allais faire un marathon et quant à viser haut, autant faire le plus dur. »
Mme Ostiguy n’en était pas à son premier marathon. La native de Farnham a notamment participé deux fois au marathon d’Ottawa et également à celui de Granby. « Avec son expérience, on n’avait pas de craintes à ce qu’elle ne finisse pas », explique son fils, Abraham.
Un grand défi
Malgré son expérience dans le domaine, Marylène Ostiguy affirme qu’elle a trouvé l’épreuve très difficile. Notamment à cause du dénivelé assez important et de la température. « Je suis partie vers 9 h 40 du matin dans l’une des dernières vagues de participants. Il faut savoir qu’en Grèce, il fait déjà au moins 21 degrés à cette heure avec le soleil qui tape fort. La chaleur était donc un grand défi et j’ai vu plusieurs participants couchés sur les côtés du chemin. C’est la première fois que je voyais des gens autant épuisés. » Pour ce qui est du dénivelé, la Farnhamienne précise qu’il était beaucoup plus important que celui des autres marathons qu’elle ait faits, rajoutant que « c’étaient plus des montagnes que des petites côtes. »
En tout, il a fallu 4 h 25 à Mme Ostiguy pour compléter le marathon. Ce temps, l’a placée 1180e sur 4353 femmes et 7664e sur les 19 112 participants qui ont terminé la course. Extrêmement fière de son résultat, elle a tenu à porter une attention particulière à la portée symbolique du marathon d’Athènes. « Ça signifie plus que toutes les autres courses auxquelles j’ai participé dans ma vie. Cet évènement a tellement une valeur symbolique en Grèce et dans le monde entier que je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus grand. »
Une grande signification
Le marathon d’Athènes est l’un des marathons les plus importants sur la planète, surtout pour le côté symbolique. L’épreuve s’inspire de la légende du soldat Phidippidès. Celui-ci aurait parcouru 42 km en courant entre les villes de Marathon et Athènes en -490 avant notre ère afin d’annoncer la victoire de l’armée grecque face aux Perses. Le soldat aurait ensuite succombé à ses efforts. Organisée depuis 1972, la course débute du site historique de Marathon et se conclut au Stade panathénaïque, stade antique à Athènes, qui a notamment servi pour les Jeux olympiques de 1896, 1906 et 2004. Chaque année, l’évènement rassemble plusieurs milliers de participants et de spectateurs à travers le monde et est grandement reconnu. « Le long du parcours, il y avait des personnes qui nous donnaient des petites branches d’olivier en symbole de pouvoir et de victoire. […] De plus, il y avait toute une cérémonie avec la flamme comme aux Jeux olympiques et le ministre des Sports de la Grèce était également présent. L’évènement a donc vraiment une portée immense », explique Mme Ostiguy.
Maintenant que le défi du marathon d’Athènes est réalisé, Marylène Ostiguy n’a pas encore d’objectifs à court terme pour la course à pied. Elle a toutefois une petite idée dans le cadre de son prochain anniversaire, qui sera son cinquantième. Celle-ci souhaite courir un 50 kilomètres, pour célébrer ses 50 ans. « J’ai pris l’habitude de courir au moins la distance d’un marathon à mon anniversaire. Je vais me laisser le temps d’organiser le tout, mais je pense que ça pourrait être un très beau défi », conclut-elle.
