Vague de changements à l’hôtel de ville de Sainte-Brigide

AFFAIRES MUNICIPALES. Sainte-Brigide-d’Iberville a dû faire face à un important roulement de personnel au cours des deux dernières années. Une vague de départs qui semble sur le point de se résorber.

Sainte-Brigide a procédé, le 12 septembre dernier, à l’embauche de Christiane Pouliot, à titre de directrice générale. Cette dernière remplace Murielle Papineau, qui avait remis sa démission à la fin août.

«Mme Papineau poursuit sa carrière comme directrice générale dans la municipalité voisine de Mont-Saint-Grégoire et prend ainsi la relève de… Mme Pouliot!», précise le maire de Sainte-Brigide, Mario van Rossum.

Il s’agit du deuxième départ d’importance en moins de deux ans au sein de l’administration municipale. Les lecteurs se souviendront que l’inspecteur municipal Marc Drouin avait quitté ses fonctions en octobre 2015.

Pas moins de trois personnes ont par ailleurs occupé à tour de rôle le poste de la secrétaire-réceptionniste qui bénéficie actuellement d’un congé de maternité, mais doit revenir au travail sous peu.

«Ça fait beaucoup de changements en peu de temps», résume le maire.

Tensions au conseil

Mario van Rossum laisse par ailleurs entendre que les tensions se sont accentuées au sein du conseil municipal au cours des six derniers mois, mais ajoute que les élus réussissent tout de même à se parler et à se mettre d’accord sur certains dossiers.

«Si j’avais à décrire le climat de travail au sein du conseil, je dirais que ce n’est pas ensoleillé, que c’est plutôt nuageux, avec des possibilités d’orage», illustre M. van Rossum, d’un ton mi-sérieux, mi-blagueur.

Le maire soutient avoir conservé l’appui de ses concitoyens…

«J’ai l’impression que j’ai la population derrière moi et ça me motive. J’ai le sentiment de tirer du bon bord, mais d’autres pensent le contraire», poursuit-il.

M. van Rossum reconnait que le rapport des forces au sein du conseil municipal a beaucoup changé depuis l’élection de 2013 et pas nécessairement à son avantage. Les citoyens de Sainte-Brigide se souviendront que l’équipe Pro-Action, dirigée par le maire actuel, avait fait élire six de ses sept candidats.

«Avant, c’était plus partagé, trois conseillers votaient d’un bord et trois conseillers de l’autre bord. Mais le rapport est maintenant de quatre contre deux et je ne suis plus en mesure de trancher», avoue-t-il.

Voilà le contexte dans lequel les élus de Sainte-Brigide ont été ou seront appelés à trancher certains dossiers chauds comme l’aménagement du nouveau parc municipal ou le renouvellement du protocole d’entente avec le Festival western.