CHSLD Horace-Boivin: les militants veulent «se faire voir et se faire entendre»

CHSLD Horace-Boivin: les militants veulent «se faire voir et se faire entendre»

Annie Gaudreau est partie prenante du comité de sauvegarde du CHSLD de Waterloo.

Crédit photo : (Photo: GranbyExpress-Archives)

SANTÉ. Alors que le verdict final de Québec quant au sort du Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Horace-Boivin de Waterloo est toujours attendu de pied ferme, le comité de sauvegarde militant pour son maintien est bien loin de s’avouer vaincu. Il demande aux citoyens et différentes instances de prendre part à une rencontre qui se tiendra ce jeudi à Waterloo.

Les familles des 43 résidents et les personnes impliquées dans ce dossier se réuniront à19h, à l’hôtel de ville. Le comité de sauvegarde souhaite ainsi que les associations, municipalités et citoyens de La Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi ayant signifié leur appui à leur combat ou voulant s’y joindre y participent. L’idée est de les concerter relativement au dossier du CHSLD, menacé de fermeture en raison de la vétusté des lieux.

Membre du comité, Annie Gaudreau juge primordial que la mobilisation persiste au moment où les réponses tardent à venir. «Si on démontre qu’on est encore actifs et qu’on est encore là, que ça bouge encore, on démontre aussi à au ministre Barrette qu’on est encore vivants et qu’on y tient», explique celle dont le frère réside sur place depuis environ quatre ans.

«Lors de la réunion, on va apporter une idée d’action que l’on a eue, toujours en voulant démontrer qu’on a de l’espoir, qu’on veut se faire voir et se faire entendre», précise la Sheffordoise, ajoutant que les propositions seront également les bienvenues.

Une déception

L’une des raisons expliquant cette rencontre est le sentiment, au sein du comité, que le dossier a en quelque sorte cessé de cheminer au niveau politique. «On est un peu orphelins», lance Mme Gaudreau, faisant allusion à l’absence prolongée du député provincial de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis.

De plus, l’aide espérée du député de Granby, François Bonnardel, qui s’était porté volontaire pour déposer la pétition de 5000  noms du regroupement à l’Assemblée nationale, ne s’est pas avérée à la hauteur des attentes. Si le document a été jugé non recevable, l’élu s’était néanmoins engagé à en remettre une copie au ministre de la Santé et à s’entretenir avec lui au sujet du CHSLD.

«On a été un peu déçus. Il nous avait parlé d’une sortie médiatique lorsqu’il remettrait les documents à M. Barrette, ce qui n’a pas été fait. On avait discuté de regarder si ce serait possible d’avoir un projet avec  notre propre niche et conserver des services à Waterloo. On n’en a pas réentendu parler», déplore Mme Gaudreau. Selon elle, ce dernier priorise exclusivement  le centre d’hébergement de 198 lits prévu à Granby, établissement qui entraînerait la fermeture d’Horace-Boivin. «Jamais il ne se permet une petite nuance sur le fait qu’on peut regarder pour autre chose avec Waterloo», fait-elle valoir, comprenant néanmoins que le député privilégie une initiative visant sa
circonscription.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, devait rendre une décision en décembre. C’est du moins ce qu’il avait laissé entendre le 19 octobre dernier, au moment où les membres du comité de sauvegarde se sont rendus à Québec afin de le rencontrer. Selon ses propos rapportés par La Voix de l’Est, l’élu pourrait statuer d’ici Noël ou, au plus tard, dans la première semaine de janvier.