Les soins de proximité, une priorité d’Andréanne Larouche

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Par Stéphanie MacFarlane
Les soins de proximité, une priorité d’Andréanne Larouche
L’approche des soins de proximité d’Andréanne Larouche passe également par le financement adéquat des organismes communautaires. (Photo : L'Avenir et des rivières - Stéphanie Mac Farlane)

POLITIQUE. La candidate du Parti québécois (PQ) dans Brome-Missisquoi, Andréanne Larouche, fait des soins de proximité et du soutien à domicile une de ses priorités de ce marathon électoral.

Pour sa première conférence de presse de la campagne, Andréanne Larouche souhaitait parler d’un des enjeux dont elle dit s’être fait énormément parler sur le terrain : la santé.

Outre l’épuisement des travailleurs du réseau, elle croit que les citoyens doivent avoir accès à davantage de soins de proximité. Andréanne Larouche considère que le soutien à domicile, dans un contexte où la population est vieillissante, est une façon d’offrir des services personnalisés tout en évitant les frais reliés aux activités des centres d’hébergement de soins longue durée (CHSLD).

«En offrant plus de soutien à domicile, on vient en aide. […] On diminue aussi les coûts. Ce sont 85 000 $ pour un patient en CHSLD et ce sont 30 000 $ en soutien à domicile», compare Mme Larouche.

Le PQ veut aussi créer et maintenir des équipes multidisciplinaires qui tiendraient compte des besoins des patients, tant dans les hôpitaux, les CLSC que les CHSLD.

Andréanne Larouche mentionne que l’amélioration du système passe également par le gel de la rémunération des médecins. «On peut aller chercher 100 M$ et les redistribuer ailleurs dans le système de la santé. On veut que le patient soit au coeur du système et qu’il soit traité convenablement», dit-elle en ajoutant que des réinvestissements doivent être faits dans les CHSLD, notamment au niveau de la climatisation de ces milieux de vie.

La candidate péquiste croit qu’il faut aussi valoriser le rôle des professionnels du réseau. «Cela peut aider à pallier certains manques en ce moment», pense-t-elle. Cette mise en valeur passerait notamment par l’octroi davantage d’autonomie pour les infirmières. Celles-ci pourraient être en mesure de faire certains actes médicaux qui ne sont actuellement permis qu’aux médecins. L’ouverture des CLSC sept jours par semaine, 24h sur 24, fait aussi partie de la solution du PQ.

«Il y a des annonces qui s’en viennent en septembre [notamment pour les aînés par le porte-parole du PQ dans ce dossier, Harold LeBel], mais aujourd’hui [vendredi], c’est le début. Je parle de ce qui est, pour nous, une base au Parti québécois, les soins de proximité. […] Il y a de la place pour améliorer le système de santé sans faire une autre réforme et sans ouvrir la porte au privé», enchaîne-t-elle.

Andréanne Larouche fait aussi un lien avec la présence à Cowansville, en mai dernier, de la députée de Taillon, Diane Lamarre. L’ancienne présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec y était allée d’un exposé sur le plan de la santé du PQ lors de l’investiture de la candidate locale. «Je trouve ça intéressant parce qu’on est dans une circonscription vieillissante. Le virage que veut prendre le Parti québécois en matière de santé est une belle vision pour Brome-Missisquoi», poursuit-elle.

Organismes communautaires

L’approche des soins de proximité d’Andréanne Larouche passe aussi par le financement adéquat des organismes communautaires. «[Il faut] redonner le financement à la mission et non pas aller par appel de projets. [Il faut] reconnaître l’action communautaire autonome. Pour nous, c’est concret. Les chiffres suivront», dit-elle.

Andréanne Larouche croit que cela permettra de mieux agir en prévention. «Ce sont donc des cas qui ne se rendront pas jusque dans le système de santé parce que ces gens seront bien accompagnés», illustre-t-elle en donnant en exemple une personne vivant avec un trouble de santé mentale ou encore un handicap.

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