La France s’intéresse à la symbiose industrielle de Brome-Missisquoi

La France s’intéresse à la symbiose industrielle de Brome-Missisquoi

De gauche à droite : Audrey Tanguy (ingénieur en recherche à l’École des métiers de l’environnement), Jean-Luc Laurin (chef de service Opérations chez Thomas & Betts), Oriana Familiar (conseillère en développement durable au CLD de Brome-Missisquoi) et Jean-Baptiste Bahers (enseignant/chercheur à l’École des métiers de l’environnement).

Crédit photo : Gracieuseté

ENVIRONNEMENT. Deux représentants de l’École des métiers de l’environnement (EME) de Bretagne ont tenu à s’arrêter à Cowansville et à Bromont, récemment, afin se familiariser avec les traits caractéristiques du programme de symbiose industrielle de Brome-Missisquoi.

Audrey Tanguy, ingénieur de recherche, et Jean-Baptiste Bahers, enseignant-chercheur, travaillent tous les deux sur le projet OPTIMISME, visant à développer des outils d’aide à la décision pour garantir la pertinence environnementale de projets en écologie industrielle. Ce projet est financé par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) en France.

Lors de la première phase du projet, les chercheurs ont rencontré des porteurs de symbioses industrielles français afin d’identifier les freins ou les leviers de telles initiatives. Pour la deuxième partie du projet, les chercheurs voulaient échanger avec des porteurs de symbioses québécoises.

«Nous avons notamment identifié la symbiose industrielle de Brome-Missisquoi pour l’échelle de son réseau et de ses échanges», affirme Mme Tanguy.

Une symbiose industrielle se concrétise par des échanges d’expertise, de services et de matières. Ces synergies allongent le cycle de vie des matières en permettant que les résidus des uns deviennent les matières premières des autres.

«Nous sommes honorés de cette reconnaissance à l’international et avons profité de la visite des représentants de l’EME pour partager nos enjeux, défis et facteurs de succès, en espérant contribuer à la création des outils amenant à des meilleurs modèles de symbiose», indique Oriana Familiar, conseillère en développement durable au CLD de Brome-Missisquoi et animatrice de la symbiose industrielle dans Brome-Missisquoi.

En plus, des entretiens sur l’analyse qualitative des projets, la délégation française a eu droit à une visite guidée des parcs industriels de la région et de quelques entreprises participant à la symbiose, notamment Thomas & Betts à Bromont et DeltaGomma/M4P à Cowansville.

 

SYMBIOSE INDUSTRIELLE DEPUIS 2014

. 65 entreprises participantes

. 180 échanges de ressources

. 1 800 tonnes métriques de matières valorisées

. 1 500 tonnes de gaz à effet de serre éliminées

. 540 000 $ en gains économiques directs

. 235 employés en formation continue

Source: CLD de Brome-Missisquoi