À la découverte de Cavaletti
SOCIÉTÉ Depuis maintenant neuf ans, l’organisme à but non lucratif Cavaletti offre gratuitement leurs services aux familles et classes de l’Estrie. Leur mission : permettre aux jeunes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme ou tout autre besoin particulier d’avoir des moments de bien-être tout en découvrant de nouvelles choses.
Un texte de Thierry Simard
Cofondée en 2016 par Alexandre Charlton et sa mère, l’origine de Cavaletti est directement liée à un cadeau que cette dernière reçut. « Ma mère avait reçu un livre parlant de la méthode « Horse Boy », et ça nous a tout de suite intéressés. On est donc allé au New Trails learning center au Texas pendant quelque mois afin d’en apprendre plus sur cette méthode. C’est en revenant au Québec que nous avons fondé Cavaletti », explique M. Charlton.
La méthode « Horse Boy » a été développée par le londonien Rupert Isaacson. Ce dernier avait remarqué que son fils, vivant avec l’autisme, apprenait beaucoup mieux lorsqu’il était à cheval que lorsqu’il restait assis derrière un pupitre d’école. Il a donc poursuivi ses recherches, ce qui l’a mené à la création de la méthode. Au départ, le programme de Cavaletti se consacrait uniquement à l’équitation, avant de tranquillement évoluer pour inclure de nouvelles stratégies portant sur l’enfant et ses intérêts. Le tout a ensuite dérivé vers la méthode « mouvement », qui cherche à stimuler l’enfant par l’intermédiaire d’activités extérieures qui nécessitent de bouger. L’organisme n’a toutefois pas perdu l’essence même de la technique « Horse Boy » possédant plusieurs animaux comme des chevaux, ânes, lapins, chèvres ou encore poules. L’approche zoothérapeutique est donc encore bien présente chez Cavaletti.
Des services offerts dans plusieurs milieux
En plus d’offrir des activités aux familles de l’Estrie durant les mois de juillet et août, Cavaletti propose également des activités pour le milieu scolaire. À partir du 27 octobre, les classes pourront par exemple venir directement sur place afin de découvrir le centre et réaliser des activités, pour un total de sept rencontres par classe à travers la session. L’OBNL envoie également depuis quelques années des boites d’activités dans les classes afin de proposer des ateliers adaptés aux enseignants. « Avec la covid, on a dû trouver de nouvelles façons d’aider les classes et c’est à ce moment-là que l’idée des boites est venue », explique Alexandre Charlton. Ce dernier explique que les deux manières de procéder dans les écoles coexistent toujours, et que les boites sont devenues très pratiques pour une autre raison. « Avec les récentes coupes reliées aux sorties scolaires, les boites deviennent surtout bénéfiques pour les classes qui ne peuvent pas se permettre trop de sorties. »
Un organisme actif dans la communauté
En plus d’œuvrer dans leur centre en plus des écoles, Cavaletti participe également à différents évènements caritatifs afin de récolter des dons. Il y a par exemple le Bromont Ultra, qui a lieu le 18 et 19 octobre prochain, où Cavaletti aura deux équipes de dix participants, une pour le vélo de montagne, et l’autre pour la course à pied. Il y aura également un cocktail-bénéfice au théâtre du Lac-Brome au début du mois de décembre, où la majorité des bénéfices seront redistribués à l’organisme.
Du positif pour les jeunes
Pour Alexandre Charlton, l’important reste avant tout que les jeunes puissent éprouver du plaisir et passer un moment de bien-être. Ce dernier met également en avant la notion d’égalité entre les jeunes. « Lorsqu’une famille se rend chez nous, il est important que l’on donne la même activité à chaque membre de la fratrie, que ce soit à l’enfant avec des besoins particuliers, qu’a ses frères et sœurs. De ce fait, le jeune s’aperçoit qu’il est l’égal de ses compères, puisqu’il est capable lui aussi de faire ces activités. »
