CSS des Hautes-Rivières: les employés de soutien se rangent derrière leur syndicat

TRAVAIL.  Les travailleurs du Syndicat du personnel de soutien des Hautes-Rivières sont allés dans le sens du déblocage en acceptant le projet de principe sur leurs conditions de travail proposé par le gouvernement.

L’ensemble des employés de soutien des cégeps et des réseaux du service scolaire québécois, représentés par la Fédération des employés et employées de services publics (FEESP) affiliée à la CSN, a voté à 76% en faveur des ententes de principe conclues aux tables sectorielles et centrale. Ce vote s’est déroulé dans le cadre des négociations des conventions collectives avec Québec.

En tenant compte uniquement des employés de soutien du réseau scolaire provincial, l’approbation est de 70%. Le Syndicat du personnel de soutien des Hautes-Rivières a appuyé à 60% l’entente de principe négociée par le front commun.

Le personnel de soutien du réseau de l’éducation est notamment composé de secrétaires d’écoles, de concierges et de techniciens en services de garde. Les syndiqués bénéficieront de certaines avancées, estime le président du Syndicat du personnel de soutien des Hautes-Rivières, Jacques Lanciault.

La prévention de la violence au travail, la régularisation de certains titres d’emploi plus précaires, comme les surveillants d’élèves, ainsi que la bonification d’avantages sociaux figurent parmi les gains obtenus par le front commun intersyndical dans le cadre de la négociation avec le gouvernement.

« Nous sommes satisfaits de l’entente. L’appui des employés de soutien du réseau scolaire est moindre comparativement à l’ensemble des travailleurs du front commun. Ce sont les plus bas salariés du secteur public. Ils auraient voulu avoir une augmentation salariale supérieure à 17,4% sur cinq ans », mentionne M. Lanciault.

Ce dernier insiste toutefois sur les bonifications des conditions de travail. Les négociations ont permis des avancées pour ce qui est de la sécurité d’emploi et des vacances, dit-il. « Cela représente indirectement de l’argent. Les travailleurs vont réaliser les impacts positifs des gains obtenus à la suite de l’entente quand ils vont vivre et bénéficier véritablement des changements durant la prochaine année », croit Jacques Lanciault.

Processus 

Les représentants de la FEESP étaient à Québec ces derniers jours pour peaufiner les textes de la nouvelle convention collective. L’objectif est de respecter l’esprit de la négociation conclue concernant la convention collective, dit M. Lanciault.

La rédaction complète de l’entente devrait être finalisée d’ici un mois.

Une augmentation salariale rétroactive au 1er avril 2023 de 6% est prévue dans la convention de travail. Les travailleurs auront ensuite droit à une autre hausse de salaire de 2,8% le 1er avril 2024.

« Le gouvernement a tout intérêt à procéder rapidement aux signatures finales des conventions afin de passer à autre chose. Durant les négociations, le gouvernement défrayait les coûts des délégués syndicaux », explique M. Lanciault.

Selon lui, il ne devrait pas avoir de complication avec le Centre de services scolaire des Hautes-Rivières. « Lorsque l’administration du centre de service aura le OK du gouvernement, tout devrait aller rondement. Tout se passe habituellement très bien avec le Centre de services scolaire. Une fois que la convention sera officiellement signée, les syndicats et le gouvernement ne voudront pas que ça traine », mentionne Jacques Lanciault.

Le Syndicat du personnel de soutien des Hautes-Rivières compte 1300 membres. Ceux-ci travaillent dans 47 métiers différents au sein du Centre de services scolaire des Hautes-Rivières.