Le Centre culturel de Notre-Dame-de-Stanbridge veut sauver l’église
PATRIMOINE. La cession de l’église, du presbytère et du garage attenant au Centre culturel de Notre-Dame-de-Stanbridge : voilà l’objet d’une pétition lancée il y a deux mois par les administrateurs de l’organisme. Leur objectif est de montrer à l’évêque du Diocèse de Saint-Hyacinthe qu’il faut agir pour préserver le lieu patrimonial.
Leur demande est de céder le bâtiment au Centre culturel de Notre-Dame-de-Stanbridge pour trois raisons : restaurer et mettre en valeur des œuvres de M. Meloche, véritable trésor artistique et historique, maintenir des activités religieuses pour respecter la vocation spirituelle, puis organiser des activités culturelles et communautaires, favorisant le dynamisme et la transmission du patrimoine.
Devant la peur que l’église, inaugurée en 1878, soit abandonnée ou transformée, l’organisme croit qu’une gestion locale pourrait être la meilleure solution pour préserver le patrimoine et s’ouvrir à la communauté. Ainsi, il a lancé une pétition pour alarmer le gestionnaire actuel, l’évêque du Diocèse de Saint-Hyacinthe, Mgr Christian Rodembourg. En date du 4 août, ce sont 627 signatures qui ont été recueillies en ligne. À titre comparatif, la population de Notre-Dame-de-Stanbridge était de 691 habitants lors du dernier recensement, en 2021.
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Pour le porte-parole et secrétaire-trésorier du Centre culturel de Notre-Dame-de-Stanbridge, Guillaume Tétreault, cette pétition montre l’intention du groupe d’assurer l’avenir de l’église Notre-Dame-des-Anges-de-Stanbridge. « Notre objectif est d’atteindre 500 signatures. C’est pour donner un coup de main à la fabrique, dont les administrateurs travaillent dans le même sens que nous pour la préservation du patrimoine », explique M. Tétreault.
La fabrique de la Paroisse Notre-Dame-des-Anges a créé le Centre culturel de Notre-Dame-de-Stanbridge en 2022, afin d’assurer le maintien des services religieux tout en contribuant à la préservation de cet édifice patrimonial. « Maintenant, la fabrique est sur le point de fermer, donc il y a une ouverture pour la cession de l’église », ajoute celui qui a déjà été son président auparavant.
Cependant, l’église a besoin d’amour. En 2021, on estimait à 1,5 M$ le montant à dépenser en rénovations sur le bâtiment. Rien n’a été effectué lors des quatre dernières années. « Il y a plein d’argent à mettre sur l’église. C’est pour ça que nous voulons aussi acquérir le presbytère, où il y a deux locataires. Ça nous donnerait un levier financier », précise Guillaume Tétreault.
Aucune subvention
Le Centre culturel de Notre-Dame-de-Stanbridge peut compter sur l’appui du comité de relance du pôle de Bedford. Faute d’argent, on ignore la suite pour les lieux religieux. En effet, le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPEQ) ne peut plus offrir de subventions. Les programmes d’aide en restauration et en requalification du patrimoine religieux ont été suspendus, en juin dernier, par le ministère de la Culture et des Communications. Ainsi, l’acquisition du presbytère de Notre-Dame-de-Stanbridge devient essentielle.
« Vendre ça au plus sacrant, on s’en fout de ce qui arrivera avec ces bâtiments, c’est là où l’évêque en est. C’est pour ça qu’on a lancé la pétition, pour négocier avec l’évêque qui n’a jamais mis un pied dans notre église », conclut le secrétaire-trésorier du Centre culturel de Notre-Dame-de-Stanbridge, Guillaume Tétreault.
