L’église de Notre-Dame-de-Stanbridge sera mise en vente

PATRIMOINE. Devant une somme astronomique impossible à payer pour entretenir l’église de Notre-Dame-de-Stanbridge, la fabrique de la Paroisse Notre-Dame-des-Anges n’a plus qu’une option : « la laisser aller », confirme le Diocèse de Saint-Hyacinthe.

L’Avenir et Des Rivières a pu s’entretenir avec le vicaire général du Diocèse de Saint-Hyacinthe, Serge Pelletier. Rappelons qu’une pétition du Centre culturel de Notre-Dame-de-Stanbridge a cumulé plus de 600 signatures au courant de l’été. Leur objectif est qu’on lui cède l’église, le presbytère ainsi que le garage attenant au Centre culturel. 

« La fabrique n’a plus les moyens financiers d’entretenir l’église. Donc, on est prêts à la laisser aller à ceux qui sont preneurs. […]. On n’a pas eu d’offre officielle du Centre culturel, on est prêts à les rencontrer », déclare M. Pelletier, en affirmant que la pétition ne s’est toujours pas rendue à l’évêque du Diocèse de Saint-Hyacinthe, Mgr Christian Rodembourg.

Besoin de sous

L’argent ne coule pas à flots dans de nombreuses églises. Il y a sept bâtiments qui sont en processus de vente dans le Diocèse de Saint-Hyacinthe actuellement. La fabrique de Notre-Dame-des-Anges a également besoin d’aide pour maintenir les salaires et effectuer des activités pastorales.

« C’est tout à fait dans leur droit de vendre leur propriété [presbytère] pour générer des revenus, parce qu’on a besoin de sous ailleurs que juste pour l’entretien du bâtiment », ajoute Serge Pelletier.

Ainsi, la fabrique se départirait de l’église afin de rester en vie et continuer à offrir des services. « La vie de la communauté chrétienne ne dépend pas du bâtiment. Notre première mission, ce n’est pas d’entretenir des bâtiments, c’est d’annoncer Jésus-Christ », souligne le vicaire général. D’autres lieux de rassemblement existent, selon lui.

Conscient

Serge Pelletier tient à rappeler que l’évêque du Diocèse de Saint-Hyacinthe est ouvert d’esprit. « Il est surtout dans la sollicitude et la lucidité. Peut-être que l’évêque lui-même n’a pas mis les pieds dans cette église-là, mais le Diocèse a toujours été présent. Ce n’est pas exclusif à Notre-Dame-de-Stanbridge », souligne-t-il.

Personne ne se réjouit que l’église Notre-Dame-des-Anges-de-Stanbridge soit mise sur le marché. « C’est sûr que de perdre une église, c’est triste. On la met en vente pour voir s’il y a des gens qui ont les reins assez solides financièrement. On fait ce qu’on peut pour maintenir des services pastoraux et s’occuper du monde, c’est notre priorité », déclare M. Pelletier.