Le Farnhamien Éric Montpetit déçu de sa performance

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Par Claude Hebert
Le Farnhamien Éric Montpetit déçu de sa performance
Éric Montpetit n’a pas rencontré les objectifs qu’il s’était fixés

Le vice-champion provincial Éric Montpetit a raté son rendez-vous avec les meilleures raquettes de la planète, mais estime que l’expérience acquise aux championnats mondiaux de badminton, du 9 au 14 septembre dernier à Ankara, vaut son pesant d’or.

«J’ai sans doute appris davantage en quelques jours qu’en 20 ans de pratique. Grâce à mon séjour en Turquie, je suis peut-être même devenu l’un des meilleurs entraîneurs au Québec. Il faut savoir que seulement cinq ou six <I>coachs<I> québécois ont l’expérience des championnats mondiaux», affirme le Farnhamien de 38 ans.

Depuis septembre dernier, M. Montpetit entraîne les joueurs et joueuses de l’Université de Sherbrooke, en simple, double masculin ou féminin et double mixte.

«Je fais ça à temps perdu, en dehors de mes heures de travail», précise celui qui occupe un poste d’appariteur à l’école secondaire Jean-Jacques-Bertrand.

Et, comme si ce n’était déjà pas assez, Éric Montpetit commencera sous peu une nouvelle série de tournois de niveau provincial qui le  conduiront successivement à Repentigny, Longueuil et Drummondville.

Grosse déception

Même si sa première participation aux championnats mondiaux a été riche d’enseignement, Éric Montpetit est visiblement déçu de ses contreperformances à Ankara.

Le Farnhamien a notamment perdu au premier tour, en simple chez les 35 ans et plus, contre le Belge Joost van Den Brande (20-22, 21-17 et 21-6).

«Normalement, j’aurais dû terminer dans le top 10, mais j’ai eu des problèmes avec l’eau potable et je suis tombé malade. La tenue de la compétition dans un amphithéâtre de basketball m’a également quelque peu déboussolé», affirme le principal intéressé.

Éric Montpetit et son nouveau partenaire de double, le Québécois Sylvain Proteau, se sont par ailleurs inclinés en deux manches (21-12 et 21-9) contre les Danois Lars Klintrup et Rasmussen Morten Eilby.

«Le tirage au sort ne nous a pas avantagés, car nous avons croisé le fer dès le départ avec les futurs médaillés de bronze», explique-t-il.

Si le tandem Montpetit-Proteau est considéré par plusieurs comme le meilleur duo canadien chez les maîtres en badminton, ses membres n’évoluent ensemble que depuis peu.

«Sylvain et moi avons remporté la médaille d’argent aux championnats canadiens, le printemps dernier, à notre premier tournoi en tandem. Je connais cependant Sylvain depuis plus longtemps, car nous nous sommes affrontés en simple à quelques reprises. Je l’ai battu l’an dernier, mais il a pris sa revanche et m’a ravi mon titre, en mars, au championnat provincial», signale M. Montpetit.

À la prochaine!

L’ancien champion québécois n’entend pas jeter la serviette pour autant et songe à retourner aux championnats du monde dès l’an prochain.

«Quand on a douze heures  d’avion dans le corps et qu’on doit composer avec huit heures de décalage, il est difficile d’être à son meilleur. Si je tente le coup de nouveau, je prendrai soin d’arriver dans le pays hôte trois ou quatre jours à l’avance pour bien m’adapter aux conditions météo. À Ankara, la température n’est jamais baissée sous les 30 degrés Celsius de toute la semaine», précise l’as du badminton, à titre d’exemple.

 

 

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