Le vieux cimetière sauvé de l’oubli

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Par Claude Hebert
Le vieux cimetière sauvé de l’oubli
Jef Asnong

Le vieux cimetière de Pike River échappera à l’oubli grâce au travail concerté de l’historien Jef Asnong et du généalogiste David J. Ellis. Leur ouvrage, lancé au début d’avril, relate l’histoire de ce lieu d’inhumation et fait le point sur son avenir.

«Le vieux cimetière a une signification unique pour la communauté pikeriveraine puisque c’est là que furent inhumés un grand nombre de ses pionniers, des premiers défricheurs et semeurs de cette terre, ainsi qu’un grand nombre d’immigrants de première génération qui ont mis en place les fondements de ce que Pike River est devenu. Au moins six stèles font état de l’Écosse comme lieu de naissance. Nous pouvons en indiquer d’autres qui sont venus d’Angleterre, du Vermont, d’Irlande, de Suisse et d’Allemagne», précisent les auteurs.

La tombe la plus ancienne, avec monument, fait état de 1828 comme année de décès.

Contribution de Ross Howie

Le document de 157 pages relève notamment les nombreuses expressions utilisées au fil des ans pour désigner cet emplacement (PR Burying Ground, PR Protestant Cemetery, Cimetière protestant, Cimetière méthodiste, Cimetière sur la butte, Cimetière dans le champ, etc.).

Le livre d’Asnong-Ellis révèle également l’identité des propriétaires successifs du terrain et celle des quelque 130 personnes dont le nom apparaît sur les pierres tombales. Les auteurs soulignent également les efforts des administrateurs de la Compagnie du vieux cimetière protestant de Pike River – et tout spécialement ceux de son ancien président Ross Howie, en poste de 1944 à 2012 – pour assurer l’entretien et la préservation du site.

«Presque tous les membres de la Compagnie du vieux cimetière vivent très loin de Pike River, à Montréal, à New York et dans le New Hampshire notamment. On sait également que des anciennes familles de Pike River ont migré en Saskatchewan, en Californie, au Texas, au Mexique et ailleurs.», signale M.Asnong.

Liste des personnes inhumées

L’ouvrage donne par ailleurs crédit à F. Winston Luck, au père Pierre A. Saint-Pierre et à Alfred Rousseau qui ont tour à tour pris soin de dresser la liste des personnes inhumées dans ce cimetière.

«On ne peut qu’applaudir (leur initiative), surtout si l’on considère que plusieurs pierres tombales, dont ils notèrent les inscriptions, ont disparu depuis et que l’écriture de plusieurs qui était alors lisible n’est plus déchiffrable. Plusieurs vieilles pierres sont d’une nature sableuse et se désagrègent rapidement», notent les auteurs.

Le vieux cimetière de Pike River abrite notamment les sépultures de certains membres des familles Graham, Forbes, Miller, Turnbull, Howie, Watson, Cochrane, Ewing, Spear, Hogle, Blakley, ÉTaylor, Storz et Farmer. On y trouve également des noms francophones (Racine, Demers, Therrien, Fontaine et Perrault).

Pérennité du vieux cimetière

Le livre fait par ailleurs état d’un acte notarié datant d’août 2012, par lequel la compagnie Fermes Gasser Ltée s’engage à effectuer l’entretien du cimetière, le maintenir, le protéger, le garder opératif et obtenir les autorisations pour l’agrandir, si nécessaire (…) tant et aussi longtemps que le site sera la propriété de la famille Gasser.

L’entreprise familiale cède par la même occasion une servitude perpétuelle de passage et de stationnement, à pied ou en véhicule de toutes sortes.

On peut se procurer une copie de l’ouvrage des auteurs Asnong-Ellis à l’hôtel de ville de Pike River. On peut également en commander un exemplaire par courriel (asnongjef@videotron.ca).

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Diane Couture
Diane Couture
4 années

Cela m’inspire car il y a un cimetière oublié à les cèdres au Québec ..date 1750 à 1780
J’aimerais pouvoir visité même si rien ne semble avoir été fait pour l’entretient..