Louise Hall, la femme de toutes les causes

Louise Hall, la femme de toutes les causes

Au moment de la retraite

Après une brillante carrière dans le monde de l’éducation, Louise Hall a senti le besoin de s’impliquer après de ses concitoyens. La Ville de Farnham rend aujourd’hui hommage à cette grande bénévole en accolant son nom à la bibliothèque municipale.

À 89 ans, Louise Hall est encore très alerte et n’a rien perdu de son dynamisme légendaire. Malgré de petits ennuis de santé, elle saute encore tous les jours dans la piscine de la maison familiale Wilson-Hall, comme elle le fait depuis 40 ans.

«Dans ma jeunesse, j’adorais le ski, le golf et le patin. En 1948, j’ai d’ailleurs été l’une des toutes premières femmes à joindre le Club de golf de Farnham», se souvient cette éternelle sportive.

Carrière en éducation

Diplômée des universités McGill et Bishop en enseignement du français langue seconde, Louise Hall alterne aisément entre la langue de Shakespeare et celle de Molière. À ses yeux, il n’y a jamais eu de barrière entre les deux principales communautés culturelles de Brome-Missisquoi.

Mme Hall a enseigné quatre ans à Montréal, puis dix ans à Farnham, avant d’accepter la direction de la Farnham Intermediate School.

«À l’époque, cet établissement comptait quatre professeurs et accueillait jusqu’à 130 élèves. Les circuits d’autobus scolaires n’existaient pas encore et les jeunes devaient marcher pour se rendre à l’école», signale la principale intéressée.

La pénurie de livres dans les écoles de Farnham lui a donné l’idée de mettre sur pied une bibliothèque publique avec l’aide de Muriel Wallace et de Jean Gauthier. C’était en 1958.

«Faute d’argent, nous avons débuté les opérations avec des livres offerts par les citoyens. Nous passions dans les quartiers, de porte en porte, pour recueillir des volumes», signale Mme Hall.

La Farnhamienne a par la suite œuvré 17 ans au ministère de l’Instruction publique comme spécialiste en sciences de l’éducation.

 «J’ai travaillé aux bureaux de Montréal et de Québec. Comme je voyageais régulièrement entre mon lieu de travail et ma ville d’origine, j’ai bien dû user une quinzaine de voitures. Je garde un très bon souvenir de ma première automobile, une Ford 1950», affirme-t-elle.

Implication communautaire

Au moment de la retraite, il y a 33 ans, Louise Hall a pris racine de façon définitive tout en multipliant les aller-retour entre Cowansville et Farnham.

«Je travaille avec les Auxiliaires de l’hôpital BMP depuis 70 ans. Je me souviens avoir vendu des popsicles à la boutique du centre hospitalier de Cowansville pendant mes études universitaires. Au départ, la boutique générait des recettes de 4 $ par jour. Les ventes quotidiennes totalisent aujourd’hui près de 500 $. Tout cet argent est réinvesti dans la communauté», précise l’octogénaire.

En plus de participer à la confection d’oursons pour les enfants fréquentant l’urgence de BMP, Mme Hall tricote des chapeaux depuis nombre d’années à l’intention des nouveaux-nés et des mères atteintes de cancer.

«Nous offrons également un cadeau de Noël aux patients de l’hôpital depuis une dizaine d’années», ajoute-t-elle.

Louise Hall a par ailleurs collaboré à la fondation du Petit musée BMP  aux côtés de Dr Jean-Charles Gaudreau, Michel Racicot et Josée Darche. Elle s’implique aussi au sein du Comité du patrimoine de Farnham, une petite équipe de bénévoles qui voit à l’organisation de la Journée du patrimoine.

La Farnhamienne est également active au sein de l’organisme Order of the Eastern Star (OES) depuis 65 ans, en plus d’être membre de la Missisquoi Historical Society et du chapitre local de United Empire Loyalists, une association qui s’attaquera à la restauration du tombeau de Sir John Johnson, en 2014, à Mont-Saint-Grégoire.

Malgré ses nombreuses occupations, Louise Hall trouve notamment le temps de jardiner et de cultiver des citrouilles.

«J’ai gagné un prix, l’an dernier à l’Exposition agricole de Sherbrooke, avec une citrouille de 450 livres», précise-t-elle.

Le gouvernement du Canada a reconnu les états de service de Louise Hall, l’année dernière, en lui décernant la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II. Mme Hall a également été honorée l’Association des Townshippers, en 2003, lors du gala Reconnaissance à des Townshippers exceptionnels.

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