Sarah Slean enchante les Québécois

Les fans de Ian Kelly ont hâte de voir leur favori sur la scène du Palace dimanche soir 5 février, mais il se pourrait bien que le clou de la soirée ait lieu en première partie! Mélomanes avertis, préparez-vous à être charmés par une artiste hors du commun : Sarah Slean.

 

Très discrète sur la scène québécoise, Sarah Slean parcourt le Canada depuis une douzaine d’années déjà. L’Ontarienne compte 12 albums distribués à travers le monde, plusieurs nominations aux Juno et jouit d’un capital d’estime plutôt élevé chez la critique.

 

«C’est bizarre le Canada, il y a deux mondes très différents», convient l’auteure-compositrice-interprète en entrevue téléphonique. Elle en a constaté l’ampleur l’été dernier alors qu’elle a habité Montréal pendant un mois. «C’est un autre monde et c’est un peu triste parce qu’on est tous Canadiens», souligne-t-elle en rêvant d’une meilleure ouverture entre les deux cultures.

 

Sarah Slean avoue aussi ouvertement aspirer à conquérir le Québec qu’elle considère plus exigeant en matière de culture et plus ouvert à l’art. Très attirée par la culture française et québécoise, elle s’est mise au français qu’elle maîtrise déjà bien. Dotée d’une voix remarquable, elle est de cette race d’artistes sans compromis, dédiés à une cause au-delà de toutes concessions.

 

Son plus récent album, un projet double intitulé Land & Sea, a reçu les éloges d’une majorité de grands quotidiens tant à Toronto qu’à Montréal. Sur le disque Land, on retrouve des pièces pop entraînantes empruntant parfois une tendance jazz, d’autres fois plus rock, du pur plaisir.

 

On découvre cependant toute l’ampleur et la profondeur du talent de Sarah Slean sur le disque Sea. Son ode à la mer est grandiose dans ses arrangements de cordes pour orchestre. La voix lyrique, touchante, sans faille a de quoi faire fondre les pires cœurs de pierre.

 

Février au Québec

Tout le mois de février, la jeune femme trimballe sa valise et son piano à travers la Belle province. C’est un autre artiste à l’indépendance jalouse qui lui offre la tribune de sa première partie, soit Ian Kelly bien sûr.

 

«Il a vu mon spectacle à Montréal, il connaît ma musique, il a acheté l’album et aime beaucoup ce que je fais, alors il m’a demandé de faire un échange», raconte celle qui a fait la même chose avec Jorane en 2005. Une occasion qui lui a permis de visiter Chicoutimi et Rimouski. «Une expérience merveilleuse», se souvient-elle.

 

Beau défi pour une artiste établie : conquérir un nouveau public en 30 minutes, chaque soir. «C’est toujours un challenge», admet Sarah. «C’est très court, je dois faire mes meilleures chansons et je dois le faire avec un piano seulement. J’essaie de créer des arrangements intéressants».

 

Reste qu’il est difficile de rendre justice à de grandes pièces orchestrales seule au piano. Une frustration que l’artiste dit avoir apprivoisée. «C’est un autre monde de la vie d’artiste, il faut comprendre ça», dit-elle.

 

Si vous n’avez pas déjà votre billet pour Ian Kelly, allez-y pour Sarah Slean, vous ne serez sans doute pas déçus.

 

Pour vous faire l’oreille: www.sarahslean.com

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