Véronique Dubois sort de sa zone de confort

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Par Claude Hebert
Véronique Dubois sort de sa zone de confort
Véronique Dubois aborde un nouveau genre avec «Sarina».

Véronique Dubois, une auteure jeunesse de Farnham, parle avec enthousiasme de son premier roman pour adultes, «Sarina», publié chez Andara dans la collection Érotisme.

«C’est tout un virage pour moi, mais je me sens en confiance malgré tout car le livre est publié par  le même éditeur que mes cinq romans pour enfants et douze romans adolescents», indique Mme Dubois, dont la plupart des 17 ouvrages précédents portent l’étiquette de la maison Boomerang.

Comme elle s’aventurait dans un genre qui lui était jusque-là inconnu, Véronique Dubois a par ailleurs apprécié le soutien de sa directrice littéraire.

«Manon Bergeron m’a suivie pas à pas dans cette démarche. À chaque tranche de 30 pages, on discutait par téléphone et Manon me donnait ses impressions. Ça a été très sécurisant pour moi et ça m’a donné confiance», affirme l’auteure.

Le premier d’une série

Lancé en septembre dernier, Sarina met en vedette William, un Montréalais de 29 ans appelé à prendre les commandes d’une entreprise familiale oeuvrant dans le secteur du textile.

À la demande de son père, William s’absente du Québec pour un séjour de trois semaines en Inde et y rencontre Sarina, une Franco-Indienne qui travaille dans un ashram de yoga. Cette rencontre bouleversera à jamais la vie du jeune professionnel et l’amènera à se remettre en question.

La romancière a consacré deux mois de travail à temps plein à l’écriture de son manuscrit. Pour le premier tome de cette nouvelle série, elle a notamment dû choisir un décor de circonstances et établir avec soin le profil de chaque personnage.

«Comme le narrateur est un homme, j’ai dû faire beaucoup de recherches et consulter plusieurs membres de mon entourage pour m’assurer que j’employais les mots justes et que je traduisais bien les émotions typiquement masculines», signale la Farnhamienne qui vit de ses écrits depuis maintenant sept ans.

Au dire de cette dernière, les relations de couples occupent une place de choix dans le roman pour adultes, alors qu’ils prennent beaucoup moins de place dans les ouvrages pour enfants ou adolescents. Une différence de taille.

«Mon personnage principal se démarque de la jeune femme à la recherche du prince charmant que l’on retrouve dans la plupart des romans pour adultes. Et, même si je n’y ai jamais mis les pieds, ma description de l’Inde, pays du Kamasutra, semble inspirer les lecteurs. Plusieurs d’entre eux m’ont dit avoir voyagé à travers le livre. C’est un beau compliment», insiste-t-elle.

L‘auteure de Sarina n’a pas encore écrit une seule ligne du deuxième tome de la série, mais le nouvel ouvrage chemine déjà dans sa tête.

Du pain sur la planche

Malgré son incursion dans le monde des adultes, Véronique Dubois n’abandonne pas la littérature jeunesse pour autant.

À cœur ouvert – partie 2, le dernier et sixième tome de la série Maddy est sorti en librairie en août dernier et Ma-tewa, le tome 4 de la série Aquidam, devrait paraître dans les prochaines semaines.

«La série Maddy est maintenant complétée. La deuxième partie du sixième tome met un terme final à l’histoire», précise Mme Dubois.

Véronique Dubois est attendue au Salon du livre de Sherbrooke le 17 octobre pour une première séance de dédicace (Aquidam 4 et Maddy 6-2) et le 20 octobre pour une rencontre avec les amateurs de littérature pour adultes (Sarina). Elle participera également au Salon du livre de Montréal, en novembre.

La Farnhamienne profitera des prochains mois pour rédiger les textes de deux romans illustrés pour enfants de huit ans et plus (sorties simultanées au début de 2014). Elle s’attaquera ensuite à l’écriture du cinquième tome d’Aquidam (lancement en août de la même année).

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