La MRC de Brome-Missisquoi en première ligne lors du verglas

La MRC de Brome-Missisquoi en première ligne lors du verglas

La MRC de Brome-Missisquoi a tenu cinq réunions de crise en neuf jours, de concert avec les Forces armées canadiennes, la Sécurité civile, Hydro-Québec, le ministère des Transports et le CLSC La Pommeraie.

Crédit photo : Le Guide - Archives

MESURES D’URGENCE. Coordination des secours, hébergement temporaire, aide alimentaire, ramassage des branches, la MRC de Brome-Missisquoi a joué un rôle de premier plan lors de la crise du verglas de janvier 1998.

Le territoire de la MRC de Brome-Missisquoi a été plongé dans le noir le mercredi 7 janvier 1998, en soirée, après deux jours de pluie verglaçante. Et la panne électrique s’est prolongée pendant plusieurs semaines, obligeant les résidants, entreprises et institutions à faire preuve d’imagination et de débrouillardise pour la suite des choses.

«Le vendredi 9 janvier, le préfet suppléant et maire de Brigham, André Leroux, m’a informé par téléphone que le siège social de la MRC servirait de centre de coordination des mesures d’urgence durant toute la durée de la crise», signale M. Desmarais.

Le mercredi 14 janvier, une génératrice est installée dans les locaux de la MRC et le personnel prend le téléphone afin de convoquer tous les maires de la région à une première réunion de crise. Des représentants des Forces armées canadiennes, de la Sécurité civile, d’Hydro-Québec, du ministère des Transports et du CLSC La Pommeraie sont également invités à prendre part à la rencontre. Un club de radio amateur local offre par ailleurs ses services.

«Nous avons tenu cinq réunions de crise en neuf jours. La plupart des maires et autres intervenants concernés se sont fait un devoir d’assister à ces rencontres d’information et de planification», indique le DG.

Poste de commandement

Le centre de coordination des mesures d’urgence a fonctionné 24 heures sur 24, du 14 au 17 janvier, puis 12 heures par jour, du 18 au 23 janvier. Tous les employés du centre administratif de la MRC, de la Corporation de développement économique régional et du Service d’aide aux jeunes entrepreneurs ont par ailleurs été réquisitionnés pour travailler aux mesures d’urgence durant la période du 12 au 23 janvier.

«À son assemblée du 17 février, le conseil des maires a adopté une résolution demandant au ministre de la Sécurité publique le remboursement du salaire des employés (26 800 $) et des dépenses additionnelles encourues pour le déploiement des mesures d’urgence (7 500  $ pour génératrices, repas nourriture, déplacements, fournitures de bureau, etc.). Il y en avait pour 34 300 $», résume M. Desmarais.

Des élus et citoyens ont également donné plusieurs heures de leur temps dans les municipalités affectées par la crise du verglas.

«Les conseillers municipaux d’East Farnham ont fait du porte-à-porte pour s’enquérir des besoins de leurs concitoyens. Certains de nos résidants ont été hébergés à l’hôtel de ville avant de prendre la direction du centre d’hébergement de Cowansville (Massey-Vanier). Le maire Hubert Coulombe a usé de ses contacts en Abitibi pour dénicher des réserves de bois de chauffage», précise la préfète de la MRC et mairesse d’East Farnham, Sylvie Raymond.

De nombreux militaires ont également été mis à contribution pour la distribution du bois de chauffage et la surveillance des résidences désertées par leurs occupants à la suite de la panne d’électricité.

Autres services essentiels

La MRC de Brome-Missisquoi a également coordonné la mise en place d’une banque alimentaire régionale, d’un centre de distribution de bois de chauffage et de centres d’hébergement temporaires sur l’ensemble de son territoire (Cowansville, Farnham, etc.).

«Quand Hydro-Québec a annoncé que la panne d’électricité durerait plusieurs semaines, les centres d’hébergement de la polyvalente Massey-Vanier et de l’école Jean-Jacques-Bertrand se sont remplis», précise M. Desmarais.

Le directeur général et le préfet suppléant ont survolé la région à bord d’un hélicoptère de l’armée afin d’évaluer les dommages. La MRC a par la suite décidé de faire appel à des entreprises privées pour le ramassage e le déchiquetage des branches jonchant le sol de plusieurs municipalités.

«Nous avons vu des forêts dévastées, des arbres cassés ou écrasés sous le poids de la glace. C’était saisissant!», se souvient M. Desmarais.

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