Grève des professionnels à la STM: services essentiels suffisants, selon le Tribunal
MONTRÉAL — Le Tribunal administratif du travail juge suffisants les services essentiels qui seront dispensés lors de la grève des professionnels, qui aura lieu à la Société de transport de Montréal (STM) à compter de la nuit de mardi à mercredi.
Ce syndicat, qui compte 770 membres, a annoncé une grève des heures supplémentaires qui aura cours du 17 décembre à 00 h 01 au 11 janvier à 23 h 59.
Cette grève des professionnels de la STM aura donc lieu en partie en même temps que la grève des heures supplémentaires déjà commencée par les 2400 employés d’entretien.
Il s’agira de la première grève de ce syndicat, en 31 ans d’existence.
En entrevue lors de l’annonce de la grève, le vice-président du syndicat, Benoît Tessier, n’avait pas exclu de durcir sa grève en janvier, si celle des heures supplémentaires ne portait pas fruit aux yeux du syndicat.
Cette section locale du Syndicat des employé(e)s professionnel(le)s et de bureau (SEPB), affilié à la FTQ, représente des ingénieurs, analystes, architectes, conseillers, qui travaillent dans les services de l’informatique, de la planification, des infrastructures, des finances, par exemple.
Lorsque ce syndicat avait annoncé la transmission de son avis de grève, la STM avait indiqué qu’«aucun impact sur la livraison du service n’est à prévoir» pour les usagers.
La STM et le syndicat s’étaient déjà entendus sur la liste de services essentiels à maintenir et, après analyse, le juge administratif Henrik Ellefsen a jugé qu’elle était suffisante pour ne pas mettre en danger la santé ou la sécurité publique.
Ainsi, les professionnels concernés livreront leur prestation régulière de travail de 36 heures par semaine. Aucune heure supplémentaire ne sera effectuée, «sauf lorsque survient une situation d’urgence mettant en cause la santé ou la sécurité de la population», comme lors de pannes ou de bris de systèmes informatiques critiques pour l’exploitation ou la sécurité, ou lors de bris critiques d’infrastructures, du métro ou des autobus obligeant l’immobilisation de la flotte.
La décision précise aussi qu’«avant de procéder au rappel d’un salarié, la STM devra d’abord vérifier si le besoin peut être comblé par un gestionnaire qualifié possédant une connaissance technique suffisante du problème à résoudre. À défaut, le syndicat s’engage à fournir sans délai le personnel syndiqué nécessaire et apte à effectuer le travail requis pour faire face à cette situation».
Deux des syndicats de la STM ont conclu des ententes de principe, qui ont même été entérinées par leurs membres, soit le syndicat des 4500 chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro — le plus important de tous, qui est une section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) affilié à la FTQ — et le syndicat des 1300 employés administratifs et techniques — une autre section locale du SCFP.
Deux syndicats font présentement ou feront bientôt une grève des heures supplémentaires, à savoir celui des employés d’entretien, rattaché à la CSN, et celui des professionnels.
