À 37 ans, le releveur des Red Sox Aroldis Chapman demeure dominant

Aroldis Chapman possède une réputation de lanceur puissant, bâtie au cours de 16 années pendant lesquelles il a régulièrement atteint les 160 km/h (100 m/h) au pistolet radar.

Avec l’âge, le stoppeur de 37 ans des Red Sox de Boston a ajouté la ruse à la puissance, déconcertant les frappeurs rivaux en localisant des balles glissantes et des balles frondes qui les laissent pantois.

Cette combinaison a donné lieu à une rare manche de quatre retraits au bâton contre les Diamondbacks de l’Arizona et à l’une des séquences les plus dominantes de l’histoire du baseball par un releveur.

«C’est spécial», a déclaré Alex Cora, le gérant des Red Sox, qui a récolté sa 600e victoire en carrière lorsque son équipe a vaincu les Diamondbacks 7-4 dimanche.

«De le faire à son âge et à l’époque où nous sommes dans l’ensemble de l’industrie, avec les frappeurs et les ajustements qu’ils réalisent, c’est irréel.»

Chapman a commencé sa carrière à Cincinnati, faisant écarquiller les yeux avec une balle rapide qui a atteint 169,3 km/h (105,8 m/h) lors de sa première saison en 2010. C’est encore le tir le plus rapide depuis que le suivi des lancers a commencé en 2008.

Il a continué à expédier des balles de baseball à la vitesse d’une voiture de course, enregistrant huit des neuf lancers les plus rapides depuis le début du suivi, dont un de 168,2 km/h (105,1 m/h) la saison dernière.

Surnommé le «missile cubain», Chapman, qui en est à sa première campagne à Boston, est peut-être meilleur que jamais. Ses performances lui ont valu une huitième présence au match des étoiles et un contrat d’une saison, d’une valeur de 13,3 M$ US en vue de 2026, paraphé la semaine dernière.

Chapman est intouchable depuis la mi-juillet, comme l’ont constaté les frappeurs des Diamondbacks dimanche.

Alors que son club menait 7-4 grâce à une tardive explosion, Cora a dépêché Chapman pour protéger l’avance. Chapman l’a fait avec panache et il a joint un groupe prestigieux en inscrivant quatre retraits sur des prises en neuvième manche, pour son 29e sauvetage de la saison.

Il a retiré au bâton Ildemaro Vargas, mais ce dernier a pu se rendre au premier coussin quand le receveur des Red Sox n’a pas réussi à maîtriser le lancer de Chapman. Ce dernier a ensuite mis fin au match en retirant Jordan Lawler sur trois prises.

Ce faisant, Chapman devenait le deuxième lanceur à inscrire quatre retraits sur des prises lors d’une même manche cette saison, après Steven Matz, en juin.

«C’est quelque chose qui est arrivé, tout simplement», a mentionné Chapman avec l’aide d’un interprète. «Ma mentalité est d’obtenir trois retraits et de viser un retrait sur trois prises.»

Chapman a certainement réussi à accumuler les retraits.

Grâce à un mélange de lancers à vélocité réduite et des balles rapides à 160 km/h, Chapman n’a pas donné le moindre coup sûr à ses 17 dernières sorties au monticule, une séquence qui remonte au 26 juillet et qui s’étend sur 14 2/3 manches.

Il s’agit de la troisième plus longue séquence du genre depuis 1901, derrière celles de 20 manches par Randy Choate, avec les Marlins de la Floride en 2011, et de 18 manches de Tim Byrdak, des Mets de New York en 2012.

Chapman a concédé un point mérité à ses 37 derniers matchs, résultat d’un circuit en solo de J.T. Realmuto, des Phillies de Philadelphie, le 23 juillet. Avant que Vargas n’atteigne le premier coussin, dimanche, il avait retiré 21 frappeurs de suite.

Jusqu’à maintenant en 2025, Chapman a accordé six points mérités et à la suite de sa performance de dimanche, sa moyenne de points mérités est de 0,98.

«Il est tellement incisif et il montre aux gens qu’il est encore capable de grandes choses», a souligné le lanceur partant Brayan Bello, des Red Sox, par l’entremise d’un interprète.