Un contexte bien particulier pour le championnat mondial de hockey junior

Gemma Karstens-Smith, La Presse Canadienne
Un contexte bien particulier pour le championnat mondial de hockey junior

EDMONTON — Il y a toujours beaucoup de pression sur le Canada au championnat mondial de hockey junior.

Cette année, le contexte est encore plus particulier.

Ce sera du hockey d’été – à la maison – à compter de mercredi, face aux Lettons.

Il y a aussi que ces derniers mois, Hockey Canada a attiré beaucoup d’attention au sujet de sa gestion d’allégations d’agression sexuelle, portées contre d’anciens membres d’équipes juniors.

Ottawa a d’ailleurs gelé le financement de l’organisation. 

Des commanditaires comme Telus et Canadian Tire se sont retirés et sont donc absents des bandes et de la glace au Rogers Place, où le tournoi débutait mardi.

«Les gens de Hockey Canada et à des postes de direction ont bien veillé à nous dire qu’ils allaient se charger de ce qui se déroule en dehors de la patinoire, a dit le gardien Dylan Garand. Notre travail est de nous concentrer sur notre jeu et notre équipe. Nous avons la tête au hockey, c’est tout.»

Un total de 10 nations prennent part à l’événement, mais il n’y a pas l’excitation qu’on ressentait au tournant de la nouvelle année, à Edmonton et à Red Deer.

Mardi, il y avait moins de 200 personnes dans les gradins pour assister au match opposant les Slovaques aux Tchèques. Ces derniers ont gagné 5-4.

Plus tard, la foule était encore plus mince pour une victoire des Finlandais contre les Lettons, 6-1. Toujours devant des gradins vides, les États-Unis ont entamé leur tournoi du bon pied avec une victoire de 5-1 aux dépens de l’Allemagne.

Le tournoi a été reporté le 29 décembre après seulement quatre jours, suite à une montée des cas de la COVID-19 parmi les joueurs et les officiels.

Vitrine traditionnelle de la crème planétaire des moins de 20 ans, le tournoi inclut cette fois des joueurs nés en 2002 et ayant déjà fêté leurs 20 ans, suite à un feu vert de la FIHG.

En dépit de cela, il manque tout de même des joueurs tels Kaiden Guhle, espoir du Canadien de Montréal, et Owen Power, le premier choix au repêchage de 2021, par les Sabres de Buffalo.

On ne verra pas non plus Shane Wright, choisi quatrième au total par le Kraken de Seattle, le mois dernier.

Équipe Canada misera entre autres sur Connor Bedard, Mason McTavish et Kent Johnson, qui ont fait partie du groupe s’étant classé sixième aux Jeux olympiques de Pékin.

«C’est un très grand honneur d’être le capitaine de notre équipe à ce tournoi, a dit McTavish. J’ai bien hâte de commencer à jouer.»

La Russie a quant à elle été bannie du tournoi, à la suite de l’invasion de l’Ukraine.

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