Voyage au Guatemala: la compagnie aérienne fait une offre aux parents de l’école JJB

Voyage au Guatemala: la compagnie aérienne fait une offre aux parents de l’école JJB

Le Farnhamien Jean Charlebois a profité de l’assemblée du conseil des commissaires de juin dernier pour tenter d’obtenir des réponses à ses questions.

Crédit photo : L’Avenir & Des Rivières – Claude Hébert

ÉDUCATION.La compagnie d’aviation Aero Mexico a révisé sa décision et permet aux élèves du programme d’éducation internationale (PEI) de l’école Jean-Jacques-Bertrand (JJB) d’utiliser leur billet de transport à une date ultérieure.

Dans une lettre adressée aux parents des élèves concernés, la direction de JJB signale que Aero Mexico n’offrira aucune compensation financière, mais autorise les jeunes voyageurs à se rendre à Guatemala City à bord de l’un de ses appareils sans frais de changement de date ni supplément à condition que leur voyage prenne fin avant le 31 août prochain.

L’offre écrite de la compagnie aérienne stipule également qu’il n’est pas obligatoire que tous les passagers voyagent en même temps. Les nouveaux billets sont destinés aux étudiants qui devaient se rendre au Guatemala du 14 au 23 juin dernier et ne peuvent être utilisés par quelqu’un d’autre. Les noms des passagers doivent être acheminés à l’agence Synergia qui se chargera de les transmettre à Aero Mexico.

La lettre portant la signature du directeur de la polyvalente, Gaétan Brault, et de la coordonnatrice du PEI, Julie Filion, précise que la Commission scolaire du Val-des-Cerfs et l’école JJB ne sont, en aucun cas, responsables des transferts des billets d’avion. Les parents sont invités à contacter la responsable du dossier, à Val-Des-Cerfs, Isabelle Gauthier, pour toute information supplémentaire.

Réactions des parents

Certains parents, avec lesquels L’Avenir & Des Rivières a pu s’entretenir, n’apprécient guère l’offre d’Aero Mexico et espèrent de tout coeur que leur compagnie d’assurance acceptera de les dédommager.

«Il aurait fallu établir un plan B, mais la Commission scolaire s’est contentée de traiter le dossier de manière bureaucratique. Il est dommage qu’elle n’ait pas fait suffisamment de démarches pour trouver un nouvel itinéraire, car le voyagiste se disait prêt à collaborer», insiste Florent Verner, un parent de Sutton.

Ce dernier prend soin de rappeler que les élèves du PEI attendaient ce voyage avec impatience, car ce périple devait leur permettre de se retrouver en groupe et de passer du temps ensemble au terme de leurs études secondaires. L’annulation du voyage, ajoute-t-il, constitue une grosse déception pour les 47 adolescents concernés.

M. Verner a fait une demande de remboursement à sa compagnie d’assurance, mais son dossier est encore à l’étude.

«On m’a dit que certains parents avaient obtenu une réponse positive de la part de leur assureur, mais personne n’a encore reçu de chèque à ma connaissance», indique-t-il.

Jean Charlebois, un parent de Farnham, est également d’avis que les autorités scolaires ont fait trop peu, trop tard.

«Il semble évident que vous êtes toujours en mode excuses et non en mode solutions», affirmait récemment M. Charlebois dans un courriel adressé au président de Val-des-Cerfs.

Le plaignant laisse par ailleurs entendre que les parents ne sont pas contents de la restriction de temps imposée aux voyageurs par la compagnie aérienne.

«Ça n’a pas été très bien négocié», ajoute-t-il.

Insatisfait de la tournure des événements, ce dernier a fait parvenir une mise en demeure à la CSVDC l’enjoignant de rembourser les sommes perdues par sa fille à la suite de l’annulation du voyage.

«On ne sait toujours pas ce qu’il adviendra des sommes – environ 70 000 $ – qui n’auront pas été dépensées par les agences de voyages. On ignore également si Val-des-Cerfs a fait des démarches pour récupérer ces montants», poursuit M. Charlebois.