Le dernier tour de terrain pour Marie-Ève Pelletier?

Le dernier tour de terrain pour Marie-Ève Pelletier?
Marie-Ève Pelletier en est peut-être à sa dernière saison sur le circuit de la WTA.

Championne en double et quart de finaliste au tournoi de Denver, championne du tournoi d’El Paso au début juin, Marie-Ève Pelletier joue du bon tennis. À quelques jours du Challenger de Granby, GranbyExpress.com s’est entretenu avec celle qui est en peut-être à sa dernière saison sur le circuit professionnel de la WTA.

Waterloo, Granby, Vancouver, Montréal, les occasions de jouer à la maison sont multiples pour Marie-Ève Pelletier et elle en profite pleinement. Celle qui a soufflé ses 30 chandelles en mai dernier ne cache pas qu’elle songe à accrocher sa raquette dans les prochains mois. «J’ai retrouvé la forme. Je joue bien et j’ai retrouvé ma confiance, mais c’est probablement ma dernière saison», dit-elle, alors qu’elle était en route pour le Challenger de Waterloo, lundi dernier.

S’il y a moins de voyagement et moins de coûts associés aux tournois, ce ne sont pas les seules raisons pour lesquelles Marie-Ève Pelletier sillonne le continent nord-américain. «Mon objectif, c’est de me qualifier pour le U.S Open. C’est pour ça que je joue dans ces tournois», explique-t-elle.

Absente des compétitions en simple pendant près de deux ans pour se concentrer au double, la sympathique Repentignoise rappelle qu’elle a recommencé à jouer en simple il y a environ un an. «Je n’avais plus de classement. Là, je suis 233e. Ça m’aide à avoir mes repères, à refaire ma routine et à bien couvrir le terrain. J’essaie d’en profiter.»

«Il me reste moins de tennis  devant que j’en ai derrière moi. Je n’ai pas de date de retraite, mais c’est la dernière fois que je vais jouer à Montréal. Je ne pense pas être là dans deux ans», poursuit-elle.

Sa retraite étant imminente, se met-elle moins de pression sur les épaules? «Oui, ça va bien. Je me mets peut-être un peu moins de pression», lance-t-elle.

Les étoiles montantes

Stéphanie Dubois, Aleksandra Wosniak, Eugénie Bouchard, Françoise Abanda, depuis que Marie-Ève Pelletier a tracé le chemin il y a douze ans, le tennis québécois a plusieurs étoiles montantes. «Le tennis a beaucoup progressé autant dans le junior que chez les professionnels. Ça c’est vraiment amélioré, surtout avec le Centre national de tennis à Montréal. Je les trouve vraiment chanceuses d’avoir ça à leur disposition», avoue Marie-Ève Pelletier qui ne regrette en rien son parcours.

Pelletier s’entraîne fréquemment avec les recrues du tennis féminin à Montréal. «Ça me fait toujours plaisir de les aider et de partager mon expérience.» A-t-elle eu la chance de faire de même ou d’avoir une inspiration sur le circuit? «Je n’ai pas vraiment eu d’exemple sur le circuit. J’ai été beaucoup avec de l’essai et erreur. C’est pour ça que ma progression a été un peu au ralenti» dit-elle en riant.

Et comment voit-elle Granby? «Il y a plusieurs joueuses qui reviennent, c’est bon signe! Je vais pouvoir jouer devant ma cousine, mon chum, mes parents», conclut celle qui a déjà participé à une démonstration de tennis féminin au Challenger de Granby.

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