Pénurie de bénévoles au sein des associations sportives de Farnham

Photo de Claude Hebert
Par Claude Hebert
Pénurie de bénévoles au sein des associations sportives de Farnham
Les cliniques de perfectionnement aident au développement des jeunes joueurs de baseball, (Photo : Gracieuseté)

SPORT. Les horaires de travail irréguliers, les exigences accrues des employeurs et le manque de tolérance de certains parents nuisent au recrutement des bénévoles. Les organisations sportives de Farnham en savent quelque chose et ont de plus en plus de difficulté à trouver de nouveaux administrateurs.

Francis Blais prend la relève de Serge Falcon et de Ghislain Dansereau à la présidence de l’Association de baseball mineur de Farnham. Le nouveau président pourra également compter sur la collaboration d’Éric Larose, gouverneur et d’Éric Bourbonnière, responsable des arbitres et des marqueurs.

«Notre comité ne compte que trois membres bénévoles, mais, dans le meilleur des mondes, il faudrait être sept. Nous avons deux prospects dans la mire pour la prochaine saison, mais on attend toujours les confirmations», indique M. Blais.

Issu d’une famille de grands bénévoles – son père Benoit Blais a été président de Baseball Estrie et sa mère Line Bresse a été trésorière de Baseball Sherbrooke – Francis Blais trouve le temps de s’impliquer malgré son métier (il est policier enquêteur) et ses charges familiales (il a quatre enfants).

Ce dernier s’implique auprès des jeunes baseballeurs de Farnham depuis cinq ans. Au fil des années, il s’est occupé des cliniques de perfectionnement, des entraîneurs, de l’équipement, du tournoi annuel et du Défi triple jeu.

«Je ne courais pas après le titre de président, mais j’ai finalement accepté de faire un bout de chemin pour dépanner l’Association», précise-t-il.

M. Blais consacre de huit à dix heures par semaine à sa nouvelle tâche durant la saison morte (administration, planification de la saison, réunions de Baseball Québec, etc.). Durant l’été, les tâches administratives sont moins nombreuses (de quatre à cinq heures par semaine), mais son poste d’entraîneur gruge une quinzaine d’heures dans ses temps libres.

«Les deux Éric et moi, on fait un peu de tout, car notre comité manque de bénévoles», résume l’ancien porte-couleur des Bombardiers de Sherbrooke, une équipe de baseball junior majeur.

Pareil au hockey

Le vice-président de l’Association du hockey mineur de Farnham (AHMF), Claude Benjamin, et les membres de son organisation font face aux même défis. Pénurie de bénévoles oblige!

«Notre organisme n’a pas de président depuis le départ d’Yves Guertin en avril 2017, mais peut compter sur un VP, une trésorière, un secrétaire-registraire et un responsable des communications», indique-t-il.

Après avoir été entraîneur et arbitre, M. Benjamin s’est joint au conseil d’administration de l’AHMF voilà trois ans.

«Je continue de m’impliquer par pure passion, car mon fils a maintenant 13 ans et joue au hockey à Granby», précise-t-il.

Ce dernier laisse entendre que le recrutement des gérants d’équipe et des directeurs de catégorie est de plus en plus difficile.

«Les bénévoles restent moins longtemps qu’avant. Ils s’impliquent une première année, puis se demandent déjà s’ils seront de retour l’année suivante», explique-t-il.

M. Benjamin reconnaît que l’implication bénévole gruge beaucoup de temps. Il n’est pas rare qu’un membre de son organisation passe 40 heures au travail et fasse 25 heures de bénévolat.

«En tant que VP, et en l’absence d’un président, il n’y a pas une journée où je n’ai pas à gérer quelque chose en lien avec le hockey. C’est pratiquement du sept jours semaine», résume-t-il.

Le vice-président de l’AHMF entend profiter de la prochaine assemblée générale annuelle de son organisation pour tirer la sonnette d’alarme.

«Le message est clair. Ça prend plus de parents, car les bénévoles du conseil d’administration commencent à être essoufflés», poursuit-il.

Les organisateurs du tournoi novice-atome de Farnham exigent maintenant quatre heures de bénévolat par parent durant les dix jours de compétition.

«Pour les convaincre, on prend soin de leur rappeler que le tournoi est une bonne source de revenus pour le hockey mineur et permet de réduire de façon significative les coûts d’inscription pour la saison», ajoute M. Benjamin.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Me notifier des