Heures de glace: le Club de patinage de vitesse demande des comptes à la Ville de Farnham

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Par Eric Patenaude
Heures de glace: le Club de patinage de vitesse demande des comptes à la Ville de Farnham
Le Club de patinage de vitesse de Farnham réclame une rotation des heures de glace à l'aréna Madeleine-Auclair depuis deux ans. (Photo : l'Avenir & Des Rivières-archives)

INFRASTRUCTURES. Cinq ans après sa création, le Club de patinage de vitesse de Farnham (CPVF) peine déjà à recruter de nouveaux patineurs. Les heures d’entraînement hâtives proposées par la Ville feraient reculer plusieurs parents. Devant ce constat, l’organisation exhorte l’administration Melchior à revoir sa gestion de la glace à l’aréna Madeleine-Auclair.

«À partir de 8h (le week-end), les parents n’ont pas de problèmes à amener leur enfant à l’aréna. C’est surtout quand ça commence à 6h, 7h (…). Ces heures-là sont de plus en plus défavorables. Clairement, ç’a un impact sur la clientèle. Des parents préfèrent passer leur tour même si on leur dit qu’il y a une rotation une semaine sur trois», confesse Éric Blouin, président du CPVF.

Le CPVF n’en serait pas à ses premières approches avec la Ville dans le dossier des heures de glace. Depuis deux ans, l’organisation ferait pression sur l’administration municipale afin qu’elle opte pour une rotation équitable des heures entre les groupes d’utilisateurs (patinage de vitesse, patinage artistique. hockey). Une requête qui est restée lettre morte.

À la période de questions de la séance du 3 septembre dernier, M. Blouin a invité le maire Patrick Melchior et les élus à revoir leur position. En quête de réponses, le citoyen en a ajouté en alléguant que des gestionnaires des Loisirs et des administrateurs de clubs sportifs s’étaient même montrés favorables à la suggestion du CPVF.

Ce à quoi le maire a répondu: «Il y a des gens qui veulent des rotations et d’autres qui sont bien avec leurs heures. Pour nous c’est très difficile parce que nous avons qu’un seul bâtiment pour combler plusieurs besoins», a déclaré le premier magistrat.

N’ayant pas de suggestions à soumettre au président du CPVF, le maire Melchior a laissé entendre que le statu quo était la meilleure option dans le contexte actuel.

«J’aimerais ça que tout monde ait son temps de glace, mais au final, il va toujours y avoir des contraintes (…). On va cogiter là-dessus et je ne sais pas si on va trouver une solution. Je ne prétends pas avoir toutes les réponses, mais je prétends tout faire pour les trouver», a déclaré le maire à l’Avenir & Des Rivières.

Pour Éric Blouin, du CPVF, le temps presse. L’horaire des entraînements est devenu un enjeu vital pour le club qui dispose d’un budget d’opération d’environ 10 000 $, dont 2600 $ sont consacrés aux locations de glace.

«Chaque année, on se bat pour faire connaître le sport à la population de Farnham et aux villes des alentours. On est un petit club et budgétairement, on balance juste chaque année malgré nos levées de fonds. Il ne faudrait pas perdre trop de patineurs parce qu’on serait en difficultés.»

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