Maladie de Lyme et virus du Nil occidental: la prudence est de mise

Maladie de Lyme et virus du Nil occidental: la prudence est de mise
Les tiques sont présentes de façon importante dans les régions du sud-ouest du Québec, notamment en Estrie, et en Montérégie. (Photo : Gracieuseté - INSPQ)

SANTÉ. Le ministère de la Santé et des Services sociaux indique qu’il faut rester vigilant afin de se protéger contre les infections transmises par les piqûres de tiques et de moustiques, soit la maladie de Lyme, le virus du Nil occidental (VNO) et les virus du sérogroupe Californie (VSC).

«Au cours de la saison estivale, il demeure essentiel de garder en tête les risques que l’on court d’attraper ces infections transmises par des insectes lors d’activités extérieures. Les personnes qui pratiquent de telles activités devraient donc agir adéquatement pour s’en prémunir, de même que leur famille, en adoptant des mesures simples. Celles-ci permettent de se protéger efficacement sans se priver du plaisir de s’adonner à ces activités lors de la belle saison», souligne Yves Jalbert, directeur général adjoint de la protection de la santé publique.

En ce qui a trait à la maladie de Lyme, rappelons que celle-ci est causée par une bactérie transmise par une tique infectée qui reste accrochée plusieurs heures à la peau. Le symptôme le plus courant est une rougeur sur la peau qui cause peu ou pas de douleur ni de démangeaison. Cette dernière apparaît dans 60 % à 80 % des cas, généralement entre 3 et 30 jours après la piqûre. Il faut surveiller ces symptômes pour traiter la personne le plus rapidement possible.

Le VNO et les VSC sont pour leur part des infections transmises par la piqûre d’un moustique infecté. Bien qu’elles ne présentent pas toujours de symptômes, elles peuvent causer des problèmes de santé graves tels que des atteintes neurologiques. Ces maladies affectent plus particulièrement les personnes qui travaillent dehors ou qui pratiquent des activités extérieures.

Rappelons que les tiques sont présentes de façon importante dans les régions du sud-ouest du Québec, notamment en Estrie, en Montérégie, en Outaouais et au Centre-du-Québec, raison pour laquelle on y retrouve le plus grand nombre de cas. Toutefois, il est possible de retrouver des tiques presque partout au Québec puisque celles-ci peuvent être transportées par des oiseaux migrateurs.

Maladie de Lyme en Estrie

En Estrie, 203 cas de maladie de Lyme ont été signalés aux autorités du CIUSSS de l’Estrie-CHUS en 2019 alors qu’on ne rapportait qu’une seule personne touchée par cette infection en 2010. À l’échelle provinciale, ce sont 501 cas qui ont été déclarés l’an dernier comparativement à 305 cas en 2018.

C’est dans les secteurs des réseaux locaux de services (RLS) de la Pommeraie (Cowansville, Farnham, Sutton, Bedford) et de la Haute-Yamaska (Granby, Bromont, Shefford) où l’on retrouve le plus haut taux de concentration de personnes atteintes avec respectivement 150,3 et 94 cas par 100 000 habitants.

Avec la collaboration d’Éric Patenaude

 

POUR MIEUX SE PROTÉGER

. Marcher de préférence dans les sentiers et éviter les herbes hautes;

. Utiliser un chasse-moustique sur les parties exposées du corps, en évitant le visage;

. Porter un chapeau, des souliers fermés et des vêtements de couleur claire, légers de préférence lorsqu’il fait chaud;

. Entrer son chandail dans son pantalon et le bas de pantalon dans les chaussettes ou les bottes;

. Dès que possible au retour de l’activité, examiner les animaux de compagnie, les vêtements et l’équipement, puis prendre un bain ou une douche, et d’inspecter son corps ou celui des enfants;

. Si une tique s’est accrochée à la peau, la retirer minutieusement, dès que possible, idéalement dans les 24 heures suivant l’activité.

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