Le maire Patrick Melchior réagit aux propos de l’un de ses concitoyens

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Par Claude Hebert
Le maire Patrick Melchior réagit aux propos de l’un de ses concitoyens
Le maire Patrick Melchior estime que le temps n’est pas propice aux débats, mais a tenu à donner sa version des faits. (Photo : L’Avenir & Des Rivières – Archives)

POLITIQUE. Le maire Patrick Melchior n’a pas mis de temps à réagir à certains propos tenus par Christian Labrecque au moment où ce dernier dévoilait ses intentions de briguer la mairie de Farnham en novembre 2021.

«Comme on n’est pas en campagne électorale et que la pandémie de coronavirus préoccupe la population au plus haut point, je considère que le moment est mal choisi pour se lancer dans un débat», affirme-t-il, d’entrée de jeu.

Le maire tient également à préciser qu’il croit en la démocratie et encourage les citoyens à s’intéresser aux affaires publiques.

«Si M. Labrecque souhaite se présenter à la mairie, c’est son droit et je n’ai rien contre ça. De mon côté, j’ai toujours dit que je souhaitais faire trois mandats et je serai donc candidat aux prochaines élections», indique-t-il.

Mises au point

Patrick Melchior rappelle que le conseil municipal a décidé de fermer la passerelle des Pionniers à la suite des recommandations d’un ingénieur basées sur une inspection de la structure. Il ajoute qu’une dépense de 29 000 $ pour la réalisation d’une étude d’ingénierie est justifiée et que la Municipalité entend toujours aller en consultation publique avant de prendre une décision définitive dans ce dossier.

Le maire précise que la dépense pour l’achat de quatre véhicules durant la pandémie était prévue au budget et que les employés municipaux doivent utiliser des véhicules «adéquats» pour bien remplir leur rôle.

«En achetant deux autos électriques usagées, la Ville a réalisé des économies. D’autres économies seront générées par l’utilisation de l’électricité comme source d’énergie», ajoute-t-il.

M. Melchior signale que les élus ont choisi de fermer l’écocentre de Farnham par souci d’économie.

«On ne pouvait pas garder l’écocentre ouvert sans changer de terrain. Le maintien des activités aurait nécessité des investissements de 300 000 $ (…) La population n’est pas mal prise avec cette fermeture, car elle peut utiliser l’écocentre de Cowansville, situé à 18 km de chez nous et ouvert six jours/ semaine», résume-t-il.

Le maire de Farnham tient également à rappeler que le projet d’implantation d’un restaurant McDonald’s respectait le zonage du secteur géographique concerné et que les autorités municipales ne peuvent pas changer le zonage du jour au lendemain, avec l’intention de bloquer un projet, sans exposer la Ville à des poursuites.

Autres considérations

Patrick Melchior considère qu’il n’a pas à rougir de l’augmentation de salaire qui lui a été consentie par le conseil municipal.

«C’est de l’argent bien investi, car je travaille à temps plein, entre 45 et 55 heures/semaine et demeure disponible sept jours sur sept. Avec un salaire de base annuel de 44 000 $ – allocation de dépenses en sus – je gagne moins qu’avec mon ancien emploi», précise-t-il.

Ce dernier souligne également que Farnham a été le théâtre d’une réorganisation structurelle au cours de la dernière année. Le poste de directeur des ressources humaines a été aboli et la tâche incombe désormais au directeur général. Le service des travaux publics a par ailleurs été scindé en quatre divisions, ce qui a permis de libérer le service des loisirs du volet infrastructures.

«Une responsable des communications a été embauchée afin de permettre à la Ville de transmettre le maximum d’information aux citoyens et on a pris entente avec un commissaire au développement, qui travaille à temps partiel, pour aider Farnham à mieux faire face à la concurrence des municipalités voisines. Contrairement à ce que certaines personnes affirment, les élus ne peuvent pas faire d’approches auprès des promoteurs, car ils ne sont pas autorisés à faire du lobbying», poursuit M. Melchior.

Le maire tient par ailleurs à rappeler que le lac-à-l’épaule n’a pas eu lieu dans les Laurentides, mais à Jouvence. «C’était l’endroit le plus proche disponible pour nos besoins. Pour ce genre de rencontre de travail, il faut que les élus et employés-cadres se retirent de leur milieu», explique-t-il.

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