Nature Energy annonce un investissement de 90 M$ dans le parc industriel de Farnham

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Par Claude Hebert
Nature Energy annonce un investissement de 90 M$ dans le parc industriel de Farnham
Nature Energy prévoit ériger une usine de biométhanisation dans le parc industriel de Farnham dès l’an prochain. (Photo : Gracieuseté)

ENVIRONNEMENT. La société européenne Nature Energy a confirmé ce matin son intention d’ériger une usine de biométhanisation dans le parc industriel de Farnham. Un investissement de l’ordre de 90 M$ à 100 M$.

Prenant la parole dans le cadre d’une téléconférence, Guillaume Loir, directeur exécutif volet France chez Nature Energy, a précisé que les nouvelles installations permettront de traiter les matières organiques de 100 à 200 producteurs agricoles de la région. On parle d’environ 750 000 tonnes d’intrants qui seraient transformés en biogaz et en engrais.

Nature Energy est bien présente en Europe et possède notamment onze usines de biométhanisation au Danemark, une douzième en France et une autre en Irlande du Nord. L’entreprise vise une percée en Amérique du Nord et souhaite utiliser l’usine de Farnham comme tremplin pour la conquête de nouveaux marchés.

«Nous envisageons la construction d’une dizaine d’usines au Québec», a indiqué M. Loir.

Le coup d’envoi des travaux de construction est prévu pour le printemps ou l’été 2022 et la mise en service de l’usine pour 2023.

«La réalisation du projet entraînera la création d’une quinzaine d’emplois directs et de plusieurs emplois indirects», a tenu à ajouter le porte-parole de l’entreprise.

Accueil favorable

Le maire Patrick Melchior accueille le projet avec enthousiasme et laisse entendre que Brome-Missisquoi s’apprête à franchir une autre étape décisive dans sa route vers la transition écologique et le développement durable.

Le maire de Farnham, qui a eu l’occasion de visiter une installation de Nature Energy, en février 2020 au Danemark, dans le cadre d’une mission économique conjointe avec la MRC de Brome-Missisquoi et la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles de Brome-Missisquoi, ne tarit pas d’éloges à l’endroit des avancées européennes en matière de valorisation des déchets domestiques, agricoles et industriels.

«L’implantation de Nature Energy à Farnham constitue l’aboutissement de deux ans et demi de démarches, mais j’ai bon espoir que ce soit également le début de grandes choses. Je rêve du jour où la presque totalité des matières résiduelles du Québec sera valorisée – comme c’est déjà le cas au Danemark – au lieu de prendre la direction des sites d’enfouissement»,  indique-t-il.

La députée fédérale de Brome-Missisquoi, Lyne Bessette, et l’attachée politique de la députée-ministre Isabelle Charest, Johanne Gauvin, qualifient également l’arrivée de Nature Energy d’excellente nouvelle et saluent au passage le travail du conseil municipal et de l’appareil administratif de la Ville de Farnham dans ce dossier.

 

1,5 M$ DANS LES COFFRES DE LA VILLE

Pour les besoins du projet, Nature Energy procédera à l’acquisition d’une terrain de 700 000 pi2 au coût de 2 $ le pi2. Cette transaction rapportera près de 1,5 M$ à la Ville de Farnham.

La Municipalité devra cependant assumer les frais d’aménagement d’une rue donnant accès à la partie arrière du site de l’ancienne fonderie Métallurgie, situé en bordure du boulevard Industriel.

La Ville de Farnham prévoit aller en appel d’offres dès l’automne prochain pour une réalisation des travaux d’infrastructures au printemps 2022.

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Maurice L. Gaudreau
Maurice L. Gaudreau
6 mois

Merveilleux Farnham sur Yamaska est en progrès. Maintenant, souhaitons que le Maire avec ses échevins s’ attaquent au dosser  »la rénovation de la passerelle Les Pionniers ». Le printemps est là…et les «  »marcheurs » souhaitent ardemment retrouver cette  » voie’ pour bientôt.

Yvan Bolduc
Yvan Bolduc
6 mois

Quelle seront les odeurs qui emanerons de cete usine qui dit déchets domestiques dit aussi odeurs nauséabondes. Sans vouloir être négatif quequ’un peut il informer les citoyens de Farnham surtout dans cette région.

Yvan Desrochers
Yvan Desrochers
6 mois
Répondre à  Yvan Bolduc

Plusieurs d’usines utilisant cette technologie existent déjà au Danemark et il n’y a pas d’odeur puisque fonctionnent à pression négative et récupèrent les odeurs dans le un cycle dont la chaleur est accrue. Cette transformation retire de plus les odeurs des fumiers/lisiers utilisés, le phosphore et tue plusieurs bactéries, virus et contrôle certaines familles d’antibiotiques. Un net avantage pour les agriculteurs, la population en général et notre environnement en retirant des gaz à effet de serre et réinjectant du gaz naturel renouvelé non fossile dans le réseau.

David Cartier Portugais
David Cartier Portugais
6 mois
Répondre à  Yvan Desrochers

Les 750000 tonnes vont venir comment elle? Un camion de fumier ca sent, 750000tonnes ca doit etre plusieurs camion de fumier qui se deplace vers farnham?

Robert
Robert
6 mois

Pourquoi ne pas implanter l’usine à Cowansville ou il y a déjà un centre de tri ? Il y a des maisons à moins de 500 mètres du futur site et à côté de la piste cyclable, forcément ils seront impactés par les odeurs, les milliers de camions additionnels, les risques d’explosion et les gaz nocifs si le mélange n’est pas optimal. Il faut savoir aussi que les camions seront « puants «  du à leur contenu et disperseront cette odeur tout le long de leur parcours. De plus la matière qu’ils vont livrer ne sera pas traitée sur le champ mais entreposée quelques temps et est autant une source de pollution olfactive importante. Et pourquoi un tel projet vient il d’être refusé en mars à Bromont par les citoyens ? Si vous chercher sur le net, vous trouverez aussi qu’il y a tant de villages en France qui pestent contre les usines de ce type dans leur commune à cause des odeurs. Il faut un référendum sur le sujet à Farnham, les citoyens ont le droit d’être informés et se prononcer.

merci à l’avance monsieur le maire de votre ouverture.

Yvan Desrochers
Yvan Desrochers
4 mois
Répondre à  Robert

Ce ne sont pas des déchets domestiques et pas la même technologie éprouvée au Danemark où çà fonctionne depuis des années et il n’y a pas d’entreposage. Les installations sont à pression négative et les odeurs sont brulées/récupérées dans le système à plus haute calorisation. Le procédé retire des odeurs et des GES qui sont dans l’environnement, certains antibiotiques, et du phosphore qui génère les algues bleues… Les camions sont fermés et nettoyés à chaque livraison.