COVID-19: des élus de l’Estrie réclament un retour rapide en zone orange

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COVID-19:  des élus de l’Estrie réclament un retour rapide en zone orange
Patrick Melchior, maire de Farnham et préfet de la MRC de Brome-Missisquoi. (Photo : L'avenir & Des Rivières - Archives)

PANDÉMIE. À l’aube de l’annonce du plan de déconfinement du gouvernement Legault, des élus de l’Estrie font front commun pour demander au gouvernement de tenir compte des statistiques plus qu’encourageantes de leurs sous-régions respectives et, ainsi, de reconnaître les efforts accrus de la population en permettant un retour des MRC concernées en zone orange.

Depuis une semaine, le nombre de nouveaux cas quotidiens dans les réseaux locaux de la santé de la Pommeraie et de la Haute-Yamaska sont quasi nuls ou se situent sous la barre des 5 cas. Le nombre total de nouveaux cas dénombrés en Estrie est lui aussi en constante diminution avec, à l’exception de la MRC du Granit qui vit une situation particulière, une moyenne mobile sur sept jours de 5 cas par 100 000 habitants.

«Ces résultats plus qu’appréciables démontrent les efforts diligents de la population et doivent être pris en considération pour une éventuelle décision gouvernementale qui aura des impacts majeurs à tous les niveaux», affirme le préfet de la MRC Brome-Missisquoi et maire de Farnham, Patrick Melchior.

Vers un retour à la vie normale
De son côté, Paul Sarrazin, préfet de la MRC de La Haute-Yamaska et maire de Sainte-Cécile-de-Milton, a une pensée particulière pour les familles et les élèves du deuxième cycle du secondaire. «Si l’on souhaite que nos jeunes, qui sont la génération de demain, puissent bénéficier d’une éducation à la hauteur de ce qu’ils méritent, nous devons leur en laisser la chance et leur permettre d’obtenir une éducation à temps plein, pas à temps partiel», précise-t-il.

La mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard, abonde dans le même sens. «Pour que les familles puissent se voir à nouveau et que les grands-parents puissent rencontrer leurs petits-enfants, il faut d’abord et avant tout repasser rapidement par la zone orange. Notre population a fait de nombreux efforts, il est désormais l’heure qu’elle en récolte les fruits», estime-t-elle.

Une note trop salée pour les restaurateurs et les commerçants
De leurs côtés, les maires de Sherbrooke et de Bromont, Steve Lussier et Louis Villeneuve, plaident un retour en zone orange pour protéger leurs propriétaires
commerçants et restaurateurs, qui font les frais des nombreuses fermetures et réouvertures depuis le début de la crise.

«Nos restauratrices et restaurateurs ont fait preuve d’une rigueur exceptionnelle pour se plier aux normes sanitaires en vigueur. Malgré tout, en 14 mois, il s’agit de la troisième fois qu’on leur impose une fermeture temporaire et indéterminée. En égard à tous leurs efforts, je prône en faveur de la réouverture des restaurants afin que propriétaires et employé(e)s cessent d’en payer la note», soutient le maire de Sherbrooke, Steve Lussier.

Même son de cloche du côté du maire de Bromont, Louis Villeneuve. «Je me suis toujours fait un devoir de faire respecter les consignes de la Direction de la santé publique et ça ne changera pas. Cependant, nos restaurateurs et commerçants ont déboursé de grandes sommes pour mettre en place une foule de mesures sanitaires qui permettent à tous de profiter de leurs installations de façon sécuritaire. Considérant que la plupart des cas de contamination se produisent dans nos chaumières et que le nombre de nouveaux cas des derniers jours est très faible, je demande à ce que l’on préserve notre économie locale», explique-t-il.

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