Le château d’eau de Bedford revampé au coût de 35 000 $

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Par Claude Hebert
Le château d’eau de Bedford revampé au coût de 35 000 $
Inutilisé depuis nombre d’années, le réservoir d’eau de Bedford a franchi le cap des cent ans en 2015. (Photo : gracieuseté – Richard Joyal)

PATRIMOINE. Le château d’eau de Bedford, une structure fabriquée en 1915 par la compagnie Pittsburg-Des-Moines Steel Co., a retrouvé son allure d’antan.

Cet ancien réservoir d’eau n’avait pas été repeint depuis près d’un demi-siècle, mais l’administration municipale a décidé de rattraper le temps perdu en lui redonnant un peu de lustre.

Les travaux ont été confiés à Daniel McMurray, un peintre de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix qui avait participé à la réalisation des travaux une cinquantaine d’années auparavant. Une opération délicate car le sommet de la structure culmine à 130 pieds (140 pieds avec la tour de communication).

L’entrepreneur et son assistant ont eu recours à une grue de 190 tonnes, d’une hauteur de 200 pieds, pour la peinture de la citerne et de la partie supérieure des pattes. La première partie de l’opération a nécessité une semaine de travail.

«Quand on travaille dans ces hauteurs-là, la présence du vent est l’un des principaux facteurs de risque à considérer, car la nacelle a tendance à vaciller», indique M. McMurray.

Ce dernier doit utiliser une grue de plus petite taille (hauteur de 85 pieds) pour compléter le travail en raison de la configuration de l’espace de travail.

«La peinture de la dernière section de 60 pieds devrait nous prendre deux jours et être complétée vers le 20 octobre», nous a-t-il confié, vendredi dernier.

Le peintre s’attend à utiliser 25 gallons de peinture antirouille pour les besoins de cette opération.

«On n’utilise plus de plomb dans la fabrication des peintures depuis une quarantaine d’années. Les peintures servant à l’entretien des structures métalliques contiennent plutôt de l’aluminium», prend-il soin de préciser.

Selon le directeur général de la Municipalité, Richard Joyal, le coût des travaux devrait être légèrement inférieur à 35 000 $.

«Nous avons réussi à trouver une solution économique et sécuritaire pour redonner de la valeur à cette structure qui surplombe la Ville de Bedford et est visible à des kilomètres à la ronde», signale le maire, Yves Lévesque.

Une structure centenaire

Selon l’auteur de Bedford raconté, le regretté Philippe Fournier, ce réservoir de 100 000 gallons US a été mis en place au lendemain des incendies de mai 1911 et de décembre 1913 en vue d’assurer une pression constante dans les conduites d’aqueduc et de répondre à la forte demande en eau lors d’un incendie.

«Le château d’eau est inutilisé depuis nombre d’années, mais sert notamment de tour de télécommunication pour la protection incendie de la MRC de Brome-Missisquoi», précise le maire Lévesque.

Cet ancien réservoir d’eau a pris des allures de symbole pour la Ville de Bedford au fil des ans. Le service de sécurité incendie l’a notamment mise en évidence sur ses camions et un promoteur domiciliaire de la rue Victoria l’a par ailleurs adoptée pour sa signature corporative (Le Domaine du château d’eau).

La disparition de plusieurs structures similaires – Saint-Bruno en 2012 et Sudbury en 2011 notamment – en fait désormais une denrée rare.

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