Ange-Gardien: nouveau contrat de travail chez Agromex

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Par Claude Hebert
Ange-Gardien: nouveau contrat de travail chez Agromex
La nouvelle convention collective permettra d’améliorer les conditions de travail des employés de l’abattoir d’Ange-Gardien. (Photo : Gracieuseté)

TRAVAIL. Les propriétaires d’Agromex et les représentants syndicaux ont paraphé une entente collective, hier, au terme de plusieurs mois de négociation. Ce nouveau contrat de travail lie les 300 travailleurs de l’abattoir d’Ange-Gardien pour une période de cinq ans.

Les employés de l’entreprise avaient accepté, dimanche dernier, en assemblée générale, la proposition de leur employeur, dans une proportion de 93 %.

La nouvelle entente vient remplacer la convention collective de huit ans échue depuis avril dernier.

«Le contrat de travail a été revu de A à Z, seulement trois articles de l’ancienne entente étant demeurés inchangés. En ce sens, on peut parler d’une série de petites victoires», signale Jean Cusson, conseiller syndical à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).

Gains appréciables

Selon le syndicat, la nouvelle entente permet aux travailleurs d’Agromex de faire des gains appréciables au niveau de la santé et de la sécurité au travail.

«Les négociations nous ont permis d’obtenir des conditions de travail exemplaires et équivalentes aux grandes entreprises du secteur. Les lésions professionnelles font malheureusement partie de la réalité du travail dans les abattoirs et nous en avons fait notre cheval de bataille. Il était essentiel de mettre en place des outils pour accompagner et outiller les salariés en matière de prévention, et pour leur permettre de conserver plus longtemps leur lien d’emploi en cas d’absence pour lésion», indique le président du syndicat, Marc Desmarais.

Les syndiqués obtiennent également une cinquième semaine de vacances, un congé férié supplémentaire, des augmentations salariales, une majoration des primes en vigueur, un boni à la signature et un programme de référencement.

«Les salaires joueront entre 16 $ et 21 $ de l’heure pour la première année du contrat. La hausse moyenne est de 2 % par an», précise M. Cusson.

Rumeurs de transaction

La CSD a contacté la direction de l’entreprise, vendredi dernier, afin faire le point sur les rumeurs de transaction entre F. Ménard et Olymel.

«Je ne vous cacherai pas qu’il y avait de l’inquiétude chez les employés au sujet de leur avenir, mais la tenue de l’assemblée générale a contribué à les rassurer», affirme le conseiller syndical de la CSD.

Ce dernier prend soin de rappeler que la société Olymel serait tenue de respecter la nouvelle convention collective jusqu’à son échéance advenant le rachat des actifs de F. Ménard. Il n’y aurait aucun changement, ajoute-t-il, au niveau de l’accréditation syndicale.

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