La popularité de Brome-Missisquoi auprès des gens de la Rive-Sud ne se dément pas

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Par Claude Hebert
La popularité de Brome-Missisquoi auprès des gens de la Rive-Sud ne se dément pas
La MRC de Brome-Missisquoi a connu un solde migratoire record l’an dernier avec l’arrivée de 5299 personnes et le départ de 2885 personnes pour un gain net de 2414 nouveaux résidants. (Photo : Pablo Vakhrushev - Depositphotos)

DÉMOGRAPHIE. La MRC de Brome-Missisquoi n’a jamais été aussi populaire auprès des Québécois à la recherche d’un nouveau milieu de vie et de travail.

Le solde migratoire de Brome-Missisquoi s’améliore sans cesse depuis le début des années 2000 et atteint aujourd’hui des sommets inégalés dans cette région située aux limites de l’Estrie et de la Montérégie.

Pendant les 16 premières années du nouveau millénaire, soit de 2001 à 2016, les gains nets de population attribuables à l’établissement de nouveaux citoyens dans Brome-Missisquoi variaient entre 200 et 600 personnes par an. Les variations de population liées aux naissances et aux décès n’apparaissent pas dans ces statistiques.

Au cours des trois années subséquentes (été 2016 à été 2019), Brome-Missisquoi enregistrait un solde annuel positif de l’ordre de 800 à 1000 personnes.

Le phénomène s’est accentué voilà deux ans (été 2019 à été 2020) avec l’arrivée de 4336 personnes et le départ de 2565 personnes pour un gain net de 1771 nouveaux résidants.

Un nouveau sommet a finalement été atteint l’année dernière (été 2020 à été 2021) avec l’arrivée de 5299 personnes et le départ de 2885 personnes pour un solde positif de 2414 nouveaux résidants.

Les plus récentes données sur les mouvements de population compilées par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) nous apprennent que la MRC de Brome-Missisquoi se classe au deuxième rang à ce chapitre (après la MRC des Pays-d’en-Haut) au prorata de la population.

«Notre solde migratoire de 2019-2020 (2,88 %) et de 2020-2021 (3,81 %) nous place aux deuxième rang des MRC du Québec pour une deuxième année consécutive. Ces résultats nous permettent de croire que notre stratégie d’attraction, lancée en 2018, a porté fruit. On doit également reconnaître que la pandémie a accentué l’exode des citoyens des grandes villes vers les régions», indique le directeur général de la MRC de Brome-Missisquoi, Robert Desmarais.

Les données de l’ISQ révèlent par ailleurs que Brome-Missisquoi attire de plus en plus de travailleurs (une moyenne de 1259 par année entre juillet 2018 et juillet 2021) et de jeunes familles (une moyenne de 333 par année durant la même période) en provenance de la Rive-Sud et de Montréal. Le nombre de nouveaux ménages augmente dans la même proportion depuis trois ans, au rythme de 800 par année en moyenne.

Pas moins de 34 % des personnes établies dans Brome-Missisquoi au cours des trois dernières années ont entre 25 et 44 ans. Les migrants de 45 à 64 ans sont encore plus nombreux et comptent pour 38 % des gens ayant choisi notre région comme milieu de vie et de travail entre juillet 2018 et juillet 2021.

Il convient également de noter que l’arrivée de nouveaux aînés (65 ans et plus) est passée de 10 % (2001 à 2016) à 15-20 % (2016 à 2019). Depuis deux ans, cette tranche d’âge compte pour 10 % des migrants établis dans Brome-Missisquoi.

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