Les employés de Venise-en-Québec mettent fin à leur accréditation syndicale

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Par Valerie Legault
Les employés de Venise-en-Québec mettent fin à leur accréditation syndicale
Lukas Bouthillier, directeur général de Venise-en-Québec. (Photo : Gracieuseté)

MUNICIPAL. Les employés des travaux publics et le personnel administratif de la Municipalité de Venise-en-Québec ont mis un terme à leur accréditation avec le syndicat Unifor. Le climat de travail harmonieux, des initiatives pour la conciliation travail-famille et une politique salariale les ont convaincus d’y renoncer.

Ce geste n’a rien de surprenant, croit Marie-Ève Boulanger, responsable des loisirs, de la culture des communications à Venise-en-Québec. Alors que l’absence de syndicat serait impensable dans les grandes villes, la réalité est tout autre dans les plus petites municipalités. Dans la MRC du Haut-Richelieu, précise-t-elle, seuls les employés municipaux de Saint-Sébastien sont syndiqués, eux aussi avec Unifor. Les pompiers d’Henryville le sont également.

Ce syndicat est surtout actif dans le milieu des usines. «Il ne répondait pas à nos besoins, indique celle qui agissait à titre de déléguée syndicale. Les employés de Venise-en-Québec s’étaient syndiqués dans les années 1990 après un conflit de travail. Nous n’étions que six employés syndiqués, soit trois des travaux publics et trois du côté administratif. Il n’y a jamais eu de réflexion par la suite.»

La décision de quitter Unifor a été unanime. Elle a été officialisée en mai dernier. «Dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre, la partie patronale nous a donné des conditions très attrayantes. Nous sommes choyés et travaillons dans la collégialité. Nous travaillons dans une petite ville qui se développe à la vitesse d’une grande et nous sommes heureux comme ça», affirme Mme Boulanger.

Politique salariale

La déléguée syndicale fait référence à la politique salariale des employés municipaux de Venise-en-Québec. Les membres du personnel se sont montrés intéressés à celle qui avait été élaborée pour les cadres.

«Les employés avaient déjà lancé le processus pour se désyndicaliser, dit le directeur général de Venise-en-Québec, Lukas Bouthillier. Ils étaient convaincus à 100% qu’une politique salariale serait mieux qu’une convention collective. Nous avons barré le cadenas pour que les employés se sentent en confiance.»

À cela s’ajoute un train de mesures pour favoriser la conciliation travail-famille du personnel, comme des horaires flexibles et la possibilité de faire du télétravail, des cotisations bonifiées au Régime québécois d’assurance parentale pour le congé de paternité et l’ajout de congés fériés pour prolonger les vacances du temps des Fêtes.

Rétention du personnel

Il va sans dire que ces incitatifs ont aussi pour but de retenir les employés. «Nous avions beaucoup de demandes pour soutenir l’activité physique. Chaque employé reçoit maintenant 100$ par année pour s’inscrire à des activités de son choix», indique le directeur général.

Enfin, la municipalité de Venise-en-Québec a mis sur pied une politique d’engagement du personnel et des bénévoles. Chaque membre du personnel reçoit un cadeau à chaque tranche de cinq ans d’ancienneté. Les bénévoles reçoivent quant à eux des récompenses pour les valoriser, comme des billets pour assister à des spectacles ou des événements.

Ce dénouement apporte un grand soulagement à Marie-Ève Boulanger. «Nous travaillons pour les citoyens. Nous nous devons d’offrir des services performants et d’être à l’écoute», conclut-elle.

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