Notre-Dame-de-Stanbridge se dote d’un nouveau circuit patrimonial

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Par Claude Hebert
Notre-Dame-de-Stanbridge se dote d’un nouveau circuit patrimonial
Gaétan Fournier s’entretient avec l’ancienne mairesse Ginette Simard Gendreault devant le panneau d’interprétation du parc Marguerite Fournier. (Photo : L’Avenir & Des Rivières – Claude Hébert)

HISTOIRE. La Municipalité de Notre-Dame-de-Stanbridge a choisi de mettre en valeur certains sites historiques de son territoire au moyen d’une série de panneaux d’interprétation.

Témoins d’une autre époque, ces panneaux racontent l’histoire de certains personnages ayant joué un rôle clé dans le développement industriel, communautaire et spirituel du village.

Un premier tableau, situé aux abords de l’hôtel de ville, est consacré à Marguerite Racine Fournier. Première femme à occuper le poste de secrétaire-trésorier, elle est entrée en fonctions peu de temps après le décès de son mari (1972) et a épaulé les élus municipaux jusqu’en 1990.

«Lors du redressement du cours d’eau, Mme Fournier a offert une partie de sa terre agricole pour la construction du centre communautaire. Le parc municipal attenant à ce bâtiment porte aujourd’hui son nom», signale l’ancienne mairesse Ginette Simard Gendreault.

Troisième église

Un autre tableau raconte par ailleurs l’histoire de l’église Notre-Dame-des-Anges, érigée en 1878 sur un terrain cédé par la veuve de sieur Louis Charles Gauvin. Ce bâtiment de pierre, situé au centre du village, est venu remplacer la chapelle de bois et la chapelle de brique construites au milieu du 19e siècle par la famille Des Rivières près du pont couvert surplombant la rivière aux Brochets.

Centre industriel

Le troisième panneau commémore la construction d’un barrage de bois et d’un moulin à scie, aux alentours de 1820, par le loyaliste Christian Wehr. Ce site historique est situé en face du presbytère actuel.

Le quatrième et dernier panneau met l’emphase sur le développement d’un mini-centre industriel, entre 1860 et 1880, par Joseph Couture. Le site abritait à l’époque un moulin à carder, un moulin à farine, une usine de tricot, une manufacture de laine, une briqueterie et un magasin général.

Travail d’équipe

La réalisation du circuit patrimonial a nécessité quatre mois de travail et a été rendue possible grâce à la collaboration de plusieurs intervenants. Il s’agit de Ginette Simard Gendreault et de Jacques de la Durantaye (recherche et textes) et de France Gagnon (conception et graphisme).

«Ces tableaux d’aluminium, encapsulés dans une couche protectrice, font appel à une nouvelle technologie qui les protège contre les rayons UV et les graffitis», explique Mme Gagnon, qui a collaboré à la réalisation de 15 panneaux similaires à Dunham et de 26 autres à Cowansville.

Financement

La conception, la fabrication et l’installation des panneaux d’interprétation a nécessité un investissement de 7760 $.

La Municipalité a consacré 1000 $ à la réalisation du projet et a pu bénéficier du soutien financier de la MRC de Brome-Missisquoi (4000 $), de quelques commerçants et citoyens (2160 $) et de la députée Isabelle Charest (600 $).

«Je dis bravo à la Municipalité pour cette initiative destinée à perpétuer la mémoire du village. Pour garder une communauté vivante, ça prend des gens impliqués et Notre-Dame-de-Stanbridge a la chance d’en avoir plusieurs», indique Mme Charest.

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