Sainte-Brigide et les organisateurs du rodéo sur la même longueur d’onde

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Par Claude Hebert
Sainte-Brigide et les organisateurs du rodéo sur la même longueur d’onde
L’administration Bonvouloir entend coopérer avec les organisateurs des compétitions western. (Photo : Le Canada Français – Rémy Boily)

MUNICIPAL. Les relations entre les élus municipaux, les membres du comité des loisirs et les organisateurs des compétitions western ont changé du tout au tout depuis les élections de novembre dernier.

«Notre Municipalité a souvent fait les manchettes pour les mauvaises raisons au cours des dernières années. Il était vraiment temps de passer à autre chose», indique le maire de Sainte-Brigide-d’Iberville, Patrick Bonvouloir

Ce dernier laisse entendre que le conseil municipal entend accompagner les organisateurs du Festival de compétitions western dans leur recherche de subventions et leurs démarches en vue de moderniser les infrastructures du stade de rodéo.

Conformité des installations

Le maire rappelle que des représentants de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) sont venus à deux reprises à la fin novembre pour inspecter les installations du parc Daniel-Hébert.

«Les inspecteurs ont fait des recommandations au promoteur des compétitions western, tout en précisant qu’il n’y avait pas lieu de fermer le site. Ils demandent à ce que les organisateurs corrigent certaines déficiences avant la tenue du rodéo, principal événement de la saison. Cette activité attire un maximum de spectateurs et nécessite l’utilisation de toutes les estrades disponibles», résume-t-il.

M. Bonvouloir laisse entendre que le système électrique est conforme, mais que des «correctifs mineurs» doivent être apportés à la structure.

«La Régie demande notamment à ce que la hauteur des marches soit uniforme et que l’on rehausse les garde-corps», indique-t-il.

Le promoteur, Jean Giguère, affirme de son côté que des améliorations ont déjà été apportées et que d’autres devraient suivre au printemps. Un ingénieur, mandaté par les responsables du Festival, procédera ensuite à une dernière inspection des lieux.

Le Festival a consacré 125 000 $ au cours des cinq dernières années au remplacement de certaines estrades et projette la construction d’une nouvelle section d’estrades en acier au coût de 65 000 $.

«On parle ici d’une section de 100 pieds de longueur avec loges qui viendrait remplacer les estrades de bois adossées à la patinoire», signale M. Giguère.

Les organisateurs du Festival entendent présenter une demande de subvention à la Municipalité et au député fédéral Jean Rioux afin de les aider à financer ce projet.

Électricité et clôture

Patrick Bonvouloir précise que le Festival «s’est retiré» des branchements électriques municipaux et est désormais complètement autonome en matière d’alimentation électrique.

Une inspection sommaire des installations, réalisée l’automne dernier, avait permis de constater que certains équipements du Festival – un frigo notamment – étaient raccordés au système électrique de la Municipalité.

«Tout est maintenant conforme. On oublie le passé et on regarde vers l’avenir, car le Festival est une activité de première importance pour Sainte-Brigide», affirme le maire.

Ce dernier précise que la clôture du parc municipal, dont l’installation avait soulevé la colère du promoteur et de ses collaborateurs, est là pour rester. La présence de cette clôture prive les organisateurs de cases de stationnement lors de la tenue des compétitions.

«Le conseil est ouvert à l’idée de déplacer certaines entrées (modification des ouvertures dans le grillage de la clôture) pour des motifs de sécurité, mais sans plus», affirme-t-il.

Entretien des lieux

Le maire soutient que les citoyens de Sainte-Brigide sont favorables à la poursuite des compétitions de rodéo et de gymkhana, mais réclament un plus grand encadrement des activités du Festival.

«L’inspecteur municipal va s’assurer que le site est nettoyé après chaque activité. L’entente avec le Festival stipule que le ménage doit être fait dans les 48 heures, sauf en cas de pluies abondantes, car ça pourrait endommager le terrain», explique M. Bonvouloir.

Ce dernier reconnaît que les organisateurs «avaient parfois tendance à négliger cet aspect-là», tout en prenant soin de rappeler que l’entretien des lieux relève de bénévoles qui sont déjà sollicités lors de la tenue des événements.

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