Un emploi dans Brome-Missisquoi pour des travailleurs immigrants

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Par Claude Hebert
Un emploi dans Brome-Missisquoi pour des travailleurs immigrants
Brome-Missisquoi a accueilli une vingtaine de personnes immigrantes à la recherche d’un emploi., ce matin, au centre aquatique de Cowansville. (Photo : L’Avenir & Des Rivières – Claude Hébert)

TRAVAIL. Une vingtaine de personnes immigrantes ont pris l’autobus, très tôt ce matin à Montréal, à destination de Cowansville. Le but de leur démarche: se trouver du travail en région dans leur champ de compétence.

Les participants ont été accueillis par la mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard, la présidente et la directrice générale de la Chambre de commerce de Brome-Missisquoi (CCBM), Joannie Tardif et Mélanie Gobeille, et le directeur général du Centre local de développement, Robert Desmarais. Le directeur des programmes immigration à la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), Benoît Malric, maître d’œuvre de cet événement, était également sur place.

«Pas moins de 85 % des personnes immigrantes arrivent à Montréal et y restent alors que 55 % des emplois disponibles se trouvent à l’extérieur de Montréal. Il est donc intéressant pour les chercheurs d’emploi de voir ce que les régions ont à leur offrir en termes de travail, de milieu de vie et de services», explique M. Malric.

Mme Gobeille signale que les participants sont arrivés au Québec depuis moins de cinq ans et détiennent déjà un permis de travail. Plusieurs d’entre eux sont formés et possèdent de l’expérience, mais n’ont pas encore réussi à dénicher un travail correspondant à leurs qualifications.

«Notre chambre de commerce n’a pas hésité à participer au programme Un emploi en sol québécois, initié par la Fédération, parce qu’il s’agit d’une démarche crédible et bien rodée. Nos membres ont constamment besoin de main-d’oeuvre et ça fait partie de notre mission que de les aider à dénicher des travailleurs répondant à leurs attentes», précise Mme Tardif.

La Fédération organise, avec l’aide de divers partenaires, 23 autres journées similaires à la grandeur du Québec avec près d’un millier de postes à combler. Le programme a rempli ses promesses l’an dernier et en est à sa deuxième édition.

Opération charme

La journée d’accueil dans Brome-Missisquoi offre notamment l’occasion aux personnes immigrantes de rencontrer des employeurs et de se familiariser avec le marché du travail régional. Les entrevues ont été programmées d’avance pour un maximum d’efficacité.

«Les employeurs participants, au nombre d’une vingtaine, ont plusieurs postes à offrir dans divers secteurs d’activités. Administration, santé, éducation, environnement, agriculture, tourisme, restauration, construction, production manufacturière, il y en a pour tous les goûts)», résume Catherine Lizotte, agente de développement à l’immigration à la MRC.

Chez Athena Construction, par exemple, on est à la recherche d’un chargé de projet. Le Groupe Meloche souhaite pour sa part recruter un préposé à l’inspection et des opérateurs (4) alors que Fabritec est en quête de journaliers, de caristes (3) et d’opérateurs (4). La liste des donneurs d’emploi inclut également IBM Canada, Teledyne Dalsa, Florabec, Transport Chalut, Industries Pépin, Tapis Cowansville, Produits forestiers St-Armand, Remorquage 4 Saisons, Résidence Cowansville, Résidence Magenta, Mont Sutton, Groupe Charbonneau, Auberge & Spa Madrigal et quelques autres.

Le programme Un emploi en sol québécois met également à contribution les municipalités et les organismes communautaires qui organisent des visites guidées pour tenter de séduire les chercheurs d’emploi et les inciter à s’établir dans Brome-Missisquoi.

Après une matinée consacrée aux entrevues et un dîner au centre de la nature de Cowansville, les participants ont donc repris la route pour une mini-tournée de la région. Ces derniers ont notamment fait un détour par le parc industriel de haute technologie de Bromont et le vignoble de La Bauge (Brigham).

Un arrêt au marché public de Farnham, une ballade à pied dans les rues de cette localité, une visite au centre de la nature et un arrêt au verger Kessler devaient également leur permettre de se divertir et de se restaurer avant de reprendre l’autobus pour Montréal.

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