Un fleuron de l’incubateur industriel de Granby en faillite

Un fleuron de la première cuvée de l’incubateur industriel de Granby est en faillite. Parabox, entreprise spécialisée dans l’aménagement de salles blanches qui a déjà employé une trentaine de travailleurs, n’arrive plus à payer ses créanciers et procède à la liquidation de ses actifs, a appris l’Express.

 

Deux ans après l’ouverture en grandes pompes du Centre d’innovations et de technologies industrielles de Granby (CITIG), mieux connu sous le terme incubateur industriel, voilà qu’une bien mauvaise nouvelle ébranle l’établissement. D’après la requête de faillite, dont l’Express a obtenu copie, Parabox cumulerait une dette de près de 3,3M $.

 

Le principal créancier de Parabox est l’entreprise Spécialités industrielles Canada (SIC), de Bromont, qui réclame 602 397,52$. Les deux entités sont détenues par le même actionnaire majoritaire, soit Gestion Érik Goyer inc. «C’est malheureux qu’on en soit rendu là. On a eu des projets majeurs qui n’ont pas été aussi fructueux qu’on aurait pensé. La courbe d’apprentissage a été plus longue que prévu», a expliqué M. Goyer en entrevue téléphonique.

 

Sans dire que Parabox a vu trop grand, trop vite, l’homme d’affaires suggère plutôt qu’«avant de courir, il faut marcher». En fait, les coûts de développement auraient été beaucoup plus onéreux que ce à quoi s’attendaient les entrepreneurs.

 

Des retards dans les travaux sur deux chantiers majeurs auraient sonné le glas de Parabox, alors que la petite PME s’est retrouvée avec des factures d’heures supplémentaires à payer. Pour Érik Goyer, il est tout à fait possible que quelqu’un relance le projet avec succès, mais ce ne sera pas lui. «On est rendu devant un mur», conclut-il.

 

Un second associé est lié à la création de Parabox et celui-ci tient toujours à relever l’entreprise. Alexandre Lavoie a enregistré l’entreprise Clean Box en date du 1er février 2012.

 

Celui-ci est convaincu du potentiel du produit dont le marché est international. «On a connu un succès commercial au-delà de toutes attentes», soutient-il, précisant que la décision de procéder à la faillite et à la vente des actifs n’est pas la sienne.

 

Un appel d’offres public a été publié le 28 janvier afin de liquider l’équipement d’usinage, les matériaux en stock et trois brevets américains. On estime la valeur des équipements et matériaux à plus de 260 000$. Les investisseurs intéressés doivent soumettre une offre avant le 9 février, une assemblée des créanciers est aussi prévue le 8 février.

 

Au plus fort de sa production, la PME aurait employé jusqu’à 31 personnes, d’après Alexandre Lavoie.

 

Quatre poursuites
Au moins quatre poursuites ont été intentées contre Parabox, dont une serait réglée. Parmi les demandeurs, le CITIG réclame 10 230,40$ pour plusieurs mois de loyer impayés, ainsi que des factures d’électricité en souffrance et des réparations nécessaires à une porte et un mur.

 

CITIG apparait toutefois sur la liste des créances sans garantie. Tout comme le Centre d’aide aux entreprises (224 500$), Développement Économique Canada (406 500$), le FIER Montestrie (267 500$) et le CLD (75 000$).

 

Le Centre d’innovations et de technologies industrielles de Granby (CITIG) n’a pas retourné nos appels.

 

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