La SQ rend hommage au maire et préfet Arthur Fauteux

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Par Claude Hebert
La SQ rend hommage au maire et préfet Arthur Fauteux
Arthur Fauteux reçoit la médaille Vigilance et Loyauté de la SQ des mains du capitaine de la MRC de Brome-Missisquoi

La Sûreté du Québec a rendu un hommage au maire, préfet et ancien fonctionnaire Arthur Fauteux en lui remettant la médaille Vigilance et Loyauté – chêne d’argent pour ses états de service dans la fonction publique et son implication sur la scène municipale.

Sept autres personnes ont reçu une marque de reconnaissance similaire, des mains du directeur général Mario Laprise, le 19 septembre dernier, au grand quartier général de la SQ.

Le récipiendaire Arthur Fauteux laisse entendre que cet hommage l’a tout particulièrement réjoui en cette période tourmentée où la population se questionne de plus en plus sur l’intégrité des élus municipaux.

«Je ne connaissais pas l’existence de cette médaille. Et, même si je n’ai jamais recherché les honneurs, je dois admettre qu’il s’agit d’une belle marque de confiance», indique le principal intéressé.

La candidature de M. Fauteux avait été soumise aux autorités compétentes par les officiers de la SQ du district de l’Estrie.

Une carrière bien remplie

Arthur Fauteux a travaillé pour la fonction publique fédérale, puis la fonction publique provinciale pendant une trentaine d’années, tout en faisant une première incursion sur la scène politique à titre de conseiller municipal.

Celui-ci a été élu maire de Cowansville en 1998, soit deux ans avant son départ pour la retraite, puis préfet de la MRC de Brome-Missisquoi en 2000. Il a également assumé la présidence de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de la Montérégie-Est de 2004 à 2012.

Après l’obtention de son diplôme en criminologie, M. Fauteux a travaillé au Mont-Saint-Antoine, une institution pour jeunes délinquants, puis une dizaine d’années pour le Service correctionnel du Canada (intervenant, chef des unités résidentielles, directeur adjoint au pénitencier de Cowansville).

Il a passé les dix années suivantes au centre de détention de Montréal (prison Bordeaux) comme directeur général adjoint, puis directeur général.

En 1997, au lendemain du meurtre de deux agents correctionnels par un groupe de motards criminalisés, le bureau du sous-ministre de la Sécurité publique lui a confié un mandat spécial en vue de «sécuriser» le personnel des établissements de détention. Il a par la suite siégé pendant deux ans sur le comité contrôleur responsable des conditions de détention des délinquants repentis (délateurs).

Il a terminé sa carrière à Montréal comme directeur général adjoint des services correctionnels avec 2 500 employés sous ses ordres.

Bilan de la réforme Ménard

Arthur Fauteux était maire de la Ville de Cowansville, en 2003, quand le conseil municipal a décidé d’abolir son corps policier dans la foulée de la réforme Ménard.

«La décision n’a pas été facile à prendre, car on connaissait chacun des policiers par son petit nom. On ne savait pas non plus à quoi s’attendre avec la desserte de la SQ, mais le recul des dix dernières années démontre que nous avons eu raison. Une petite ville comme Cowansville n’avait tout simplement pas les moyens de payer les équipements, la formation et le personnel additionnel exigés par la réforme Ménard», indique M. Fauteux.

Au dire de ce dernier, la SQ a également eu fort à faire pour répondre à la nouvelle demande. Elle fait maintenant preuve d’une grande stabilité et sait répondre aux attentes du milieu.

«Il y a eu des lacunes lors des premières années d’implantation du service et je n’ai jamais hésité à le dire haut et fort. Les citoyens ont également été nombreux à réclamer une présence policière accrue. Le service s’est beaucoup amélioré depuis trois ans et on doit avoir l’honnêteté d’admettre que ça fonctionne bien», poursuit M. Fauteux.

Le maire de Cowansville est catégorique: une police parfaite, ça n’existe pas. Il ajoute que la prestation de la SQ à Lac-Mégantic a contribué à redorer l’image des forces de l’ordre.

«Vous admettrez que ce n’était pas évident, pour les policiers, de fouiller les débris en pleine canicule et dans une atmosphère de désolation. Il faut leur lever notre chapeau», insiste M. Fauteux, qui siège lui-même au conseil d’administration de l’École nationale de police du Québec depuis décembre 2011.

 

 

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