Le ministre Paradis visite le chantier du camp Garagona

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Par Eric Patenaude
Le ministre Paradis visite le chantier du camp Garagona

Le ministre de l’Agriculture

TRAVAUX. Les pelles mécaniques s’activent à Frelighsburg, alors que les travaux de rénovation du camp Garagona se sont amorcés il y a un mois. Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et député de Brome-Missisquoi Pierre Paradis était en visite sur le chantier lundi matin, rappelant au passage l’investissement du gouvernement du Québec dans le projet, dont les travaux s’échelonneront jusqu’à la mi-avril 2015.   

Le projet, qui mise sur une enveloppe de 3M$, bénéficie d’un coup de pouce gouvernemental de 750 000$ dans le cadre du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités (PIQM). Le camp Garagona vient en aide aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou physique, en offrant notamment aux proches un service de répit. «Il fallait passer à une autre étape. Le projet de rénovation repose sur l’investissement de bénévoles dévoués et de partenaires locaux précieux. Grâce à ces âmes généreuses, nous sommes devant un chantier dont les nouvelles installations vont profiter à une population qui en a drôlement besoin» a rappelé le ministre Paradis.   

La Fondation Butters est impliquée dans le projet, notamment en ce qui au rassemblement de l’aide financière, une contribution que ne manque pas de saluer Guy Gilbert, président de l’Association Garagona. «Butters nous a tendu la main. Désormais, nous avons avec eux un lien solide et durable. Nous en sommes maintenant là où nous voulions être.»

Dr William Barakett, président de la Fondation Butters, reconnait que la tâche n’a pas été facile, mais les besoins demeurent criants. «Au fil des ans, les exigences ont changé. Les demandes pour venir en maison de répit sont croissantes. Nous observons également une hausse des cas d’autisme», rappelle Dr Barakett, se réjouissant qu’un étage complet du nouveau bâtiment soit consacré à ce trouble du développement. «C’est une condition qui est très accaparante pour les familles et le besoin de venir en répit est important», laisse-t-il entendre.

Une place aux talents cachés

La première phase n’est même pas complétée que déjà un deuxième projet est dans les cartons. Moyennant un investissement de 600 000$, le camp Garagona souhaite se doter d’un centre dédié aux arts plastiques, à la musique, au théâtre et à l’art visuel. «Les autistes ont des talents artistiques phénoménaux, souvent inexprimés. Il faut faire sortir ces talents-là. Nous continuons d’amasser des fonds pour ce projet», laisse entendre le Dr Barakett. Une aide gouvernementale est-elle envisageable dans ce deuxième volet? Le ministre Paradis n’a pas fermé la porte à cette option. «Même quand les coffres de l’état sont pratiquement fermés à double tour, il y a toujours moyen d’aller chercher des sommes d’argent. […] Le gouvernement se doit de toujours démontrer qu’il a le cœur à la bonne place», a-t-il observé.

À l’année       

Les installations remodelées du camp seront ouvertes pendant toute l’année au lieu de la seule saison d’été. Les principaux services offerts par le camp seront regroupés sous un même toit, dans un nouveau bâtiment de 12 000 pieds carrés. Le camp Garagona subsiste depuis plus de quarante ans, notamment grâce aux frais d’inscription de sa clientèle, à des dons et à des subventions gouvernementales.

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