Maximum 40km/h à Ange-Gardien

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Par Claude Hebert
Maximum 40km/h à Ange-Gardien
L’administration Ménard a pris soin d’installer des enseignes aux entrées de la municipalité pour informer les usagers de la route de l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.

Les automobilistes qui ont le pied pesant devront mettre la pédale douce lors de leur prochaine visite à Ange-Gardien. La municipalité a en effet décidé de limiter la vitesse de la circulation automobile sur une bonne partie de son territoire.

Depuis hier, il est interdit de rouler à plus de 40 km/h sur Saint-Georges et dans les autres rues du périmètre urbain.

«La décision a été prise au début de l’été, mais le projet de règlement a dû être soumis au ministère des Transports du Québec (MTQ) pour approbation, ce qui a occasionné des délais. Même si les rues visées par le règlement sont de juridiction municipale, toute mesure imposée aux camonnieurs doit recevoir la bénédiction du MTQ. Personne ne peut y échapper», précise la mairesse, Odette Ménard.

Plaintes des citoyens

Les problèmes de vitesse excessive sur la rue Saint-Georges ont été soulevés à maintes reprises aux assemblées mensuelles du conseil municipal. Des citoyens ont également dénoncé la présence de bruit, de vibrations et de poussière aux abords de la carrière. Les doléances de la population ont finalement été entendues par les élus.

«Quelqu’un nous avait suggéré de réduire la vitesse à 30 km/h sur la rue Saint-Georges, mais nous trouvions que ce n’était pas l’idée du siècle. Nous avons plutôt opté pour 40 km/h et décidé d’appliquer cette limite à tout le périmètre urbain», résume la mairesse, Odette Ménard.

Cette dernière rappelle que le conseil municipal cherche constamment des solutions pour améliorer la qualité de vie des citoyens, mais doit également tenir compte de la réalité économique lors de ses prises de décision.

Souci de cohérence

Même si la problématique est moins importante dans le développement domiciliaire La Volière et les nouveaux quartiers résidentiels de la municipalité, où la présence de courbes prononcées suffit souvent à ralentir la circulation, l’administration Ménard a décidé d’abaisser la vitesse dans l’ensemble du village.

«Ange-Gardien n’est pas la première municipalité au Québec à prendre de telles mesures pour garantir la sécurité de ses citoyens. Avec l’arrivée massive de jeunes familles, il fallait trouver un moyen de faciliter la cohabitation entre les automobilistes, les cyclistes et les piétons», rappelle la directrice générale, Brigitte Vachon.

Mesures préventives

En 2010, le conseil municipal d’Ange-Gardien avait jugé bon d’embaucher un deuxième brigadier scolaire pour garantir la sécurité des élèves qui traversent l’intersection Principale et Bernard pour se rendre à l’école.

Afin d’encourager les gens à bouger, l’administration Ménard a par ailleurs procédé à l’aménagement d’une piste multifonctionnelle balisée dans  le quartier Saint-Hubert, le secteur La Volière et les rues Principale, Bernard, Laurent-Barré, Saint-Jean, Saint-Georges et Saint-Joseph. Cette initiative, mise en place en 2011 a été bien accueillie par les marcheurs, cyclistes et adeptes du patin à roues alignées.

Un message clair

Les autorités municipales ont pris soin d’installer des enseignes aux entrées du village pour informer les usagers de la route de l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.

«Soucieux d’envoyer un message clair à la population, nous avons convenu d’une stratégie avec la Sûreté du Québec afin d’encourager les gens à respecter la nouvelle limite de vitesse», indique la mairesse Ménard.

L’exemple de Bromont

Après Sherbrooke et certains arrondissements de Montréal, Bromont a été la première municipalité de la région à abaisser la limite de vitesse sur son territoire. L’initiative date du printemps 2011.

La vitesse est limitée à 40km/h dans les quartiers résidentiels, mais demeure inchangée (à 50 km/h) sur les grandes artères (rue Shefford, boulevard Bromont, chemin Adamsville).

«Cette mesure est appliquée à titre préventif, car nous n’avions pas de réelle problématique au chapitre des excès de vitesse sur notre territoire», précise Jean Bourgeois, directeur du service de sécurité publique de Bromont.

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